Les potaches éboueurs

Les déchets jonchant les rues et les ruelles de la ville, des citoyens ne respectant pas les horaires de dépôt d’ordures et des sites réservés. Les élèves du CEM Amrane ont pris conscience que Bayget leur ville est en danger. Pour cela, l’établissement a organisé des sorties pédagogiques pour que les élèves voient ce qui se passe réellement sur le terrain. Ils se sont rendus au service nettoiement de l’APC de Béjaïa pour voir comment ils effectuent leur travail, une autre visite au Parc national de Gouraya, une étude sur la pollution de l’air et de l’eau.

Effectivement, une commission pour la protection de l’environnement a été créée cette année, dans le cadre de l’association culturelle et sportive de cette école. Pour faire face à ce fléau (décharges anarchiques… ), le ministère de l’Aménagement du territoire et de l’environnement a adopté une stratégie qui vise à améliorer la gestion des déchets urbains solides au niveau national et qui consiste par le déclenchement d’un programme d’urgence pour éliminer les décharges anarchiques existantes tel le renforcement du cadre législatif par un code particulier relatif à la gestion, le contrôle et à l’élimination des décharges anarchiques et à la réalisation, l’aménagement et l’équipement de centre d’enfouissement technique au niveau des 40 villes.

Cela étant, les pouvoirs publics auront du pain sur la planche pour éradiquer, néanmoins diminuer l’impact de ce grand fléau, source de plusieurs maladies et dégradations de l’environnement.

Béjaïa est l’une des villes qui court le plus de risque de pollution au niveau national, mais c’est aussi l’une des villes qui applique le programme de la récupération des déchets ménagers comme le verre, le papier et l’aluminium au niveau national. Il semblerait enfin que ce civisme citoyen soit l’une des premières mesures nécessaires pour mettre fin à l’apparition des décharges sauvages.

L. Otmani