C’était une caserne à l’époque coloniale, elle était un camp de concentration. Son utilité s’est vu changée à l’ère de l’indépendance et elle devenue un lieu de savoir, d’éducation. L’école primaire du village Tidmimine, une école située à quelques 30 kilomètres de la ville d’Azeffoun dans un village situé sur une colline, un village comme fut le cas de tout autre village kabyle, un quotidien spécial dans ces hameaux.
Avec ses trois salles de cours, elle assure l’enseignement pour cinq paliers, c’est grâce au système pédagogique de double vacation que sont accueilli l’ensemble des élèves avides de savoir. L’APC a toujours affiché sa bonne volonté pour une prise en charge de cet établissement puisque toute l’attention lui a été réservée. Une cour cimentée, des sanitaires proprement réfectionnés, les salles de cours chauffées, l’eau disponible. Le problème ne se limite pas dans son aménagement malgré le manque de salles, mais c’est que l’école ne dispose pas d’un directeur, depuis la rentrée scolaire de septembre, l’école a connu un défilé de deux, qui n’ont pas tardé à quitter. Aujourd’hui, c’est une école sans directeur. Un des enseignants nous déclare : « De cet établissement, les meilleurs enfants qui sont actuellement : scolarisés sont le pur produit de cette école, grâce à la volonté de ses enseignants qui se donnent à fond, que l’on dénombre parmi ceux qui dépassent 10 ans de travail, voire 20 ans et qui postulent pour ce poste de directeur, mais aucun d’entre eux n’est retenu ». De l’avis de cet enseignant, le mérite de tenir une bonne scolarité dans des coins pareils revient toujours à la pure volonté de ceux qui exercent et pourquoi pas les encourager avec des promotions à leur profit. Jusqu’à ce jour, l’école primaire de Tidmimine attend toujours qu’un directeur vienne un jour…
Sahnoune Karim
