150 milliards consacrés à leur gestion

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L’Algérie ne peut pas être à l’abri d’importants dégâts liés aux catastrophes naturelles en l’absence de structures de prévention des risques majeurs. Tel est le débat mené hier par des experts et spécialistes en matière de prévention des risques naturels, invités à s’exprimer à une table ronde qui s’est tenue au niveau du centre de presse d’El Moudjahid.

“La région nord de l’Algérie est sismique à 100%.

Désormais, elle est exposée à une activité sismique qui se manifeste pratiquement au quotidien”, a fait savoir le docteur Abdelkrim Chaouch Yellès, directeur du centre de recherche en astronomie, astrophysique et géophysique (CRAAG) qui ajoute que “la partie nord du pays enregsitre une à deux secousses chaque jour, ce qui fait une moyenne de 50 à 70 secousses par mois.”

Cette situation nécessite une politique de prévention très importante. A cet effet, une enveloppe de 150 milliards a été consacrée pour la prévention et la gestion des risques naturels en Algérie.

Il y a lieu de rappeler, qu’après le séisme de 2003, l’Algérie a installé une commission de prévention des risques liés aux catastrophes naturelles.

“Plusieurs projets de prévention des risques naturels à l’échelle nationale sont en voie d’achèvement, alors que d’autres seront installés au cours de cette année”, a affirmé, Abdelkrim Chelghoum, expert en génie parasismique.

Pour sa part, le docteur Mohamed Belazougui, directeur du Centre national de recherche appliquée en génie parasismique (CGS) dira que “des laboratoires de prévention des risques naturels, le séisme, les inondations, les explosions, les intoxications, les feux, les glissements de terrain et autres… seront opérationnels d’ici à la fin de l’année”.

Les éléments de la Protection civile ont un rôle important en matière de prévention des risques naturels liés aux catastrophes naturelles.

Ces derniers se basent sur la sensibilisation et la formation sur la connaissance des risques sismiques et autres.

Un plan d’action a été élaboré au niveau des wilayas à sismicité forte (Nord du pays), des wilayas à sismicité moyenne (l’Intérieur du pays) et celle du Sud à risque bas, et ce dans le but d’informer et de sensibiliser la population.

Dans ce sens, “plusieurs conventions entre la direction générale de la Protection civile et le ministère de l’Intérieur et de l’Education nationale ont été signées pour permettre la formation au niveau des écoles”, a indiqué le lieutenant Abdelkader Chergui, chef de bureau de risques naturels au niveau de la direction générale de la Protection civile.

Il y a lieu de signaler que chaque wilaya du pays dispose d’un détachement de 48 éléments de la Protection civile pourvu chacun de moyens en cas de catastrophes naturelles.

A noter que la direction générale de la Protection civile organise chaque année des caravanes de prévention et de sensibilisation pour réduire les catastrophes qu’induisent les risques naturels. La direction générale de la Protection civile organisera une journée de sensibilisation sous le thème “La médecine des catastrophes” qui aura lieu le 1e mars prochain.

M. A. Yahoui

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