La commission de wilaya de Béjaïa, qui s’est rendue à Feraoun dans la journée d’hier à l’effet de mettre fin à la crise qui secoue cette municipalité, en est repartie bredouille. Elle n’a pas convaincu les grévistes de la faim des membres d’une même famille de surseoir à leur action. Le chargé du cabinet du wali, le responsable des domaines se sont entretenus avec les grévistes, qui occupent le hall du siège de l’APC depuis le 14 de ce mois. Selon, Karim Aghilas, P/APC de Feraoun les pourparlers n’ont pas abouti au dénouement du problème, à la suite de « l’entêtement des grévistes qui exigent l’annulation par écrit des poursuites judiciaires qui les attendent ».
Pour l’édile municipal, il n’est pas possible de s’engager pour l’extinction des sanctions judiciaires, mais les délégués de la commission ainsi que le P/APC ont laissé le soin aux autorités judiciaires de trancher. Les membres de la famille Izem qui réclament un terrain à Ighil Ouzemour, utilisé par l’APC comme assiette pour bâtir un lycée, ont entamé une grève de la faim depuis le 14 du mois courant pour dénoncer ce qu’ils ont qualifié de « provocation » et aussi le fait qu’ils ont été traînés devant les tribunaux.
Deux parmi les grévistes ont été condamnés à 6 mois et 3 mois. Une enquête commodo-incomodo est ouverte jusqu’au 4 du mois d’avril pour permettre aux habitants de la commune de s’exprimer sur cette question.
Les grévistes de la faim, eux se disent déterminés à poursuivre leur action qui boucle déjà sa première semaine.
Nadir Touati
