Un village lésé par les PCD 2009

Classé deuxième village au niveau de la commune Taourirt, de par sa population qui dépasse les 1 000 habitants, le village Aguemoun n’est pas pris en considération à juste titre par les responsables chargés de la gestion de la commune, du moins, c’est ce qui ressort de la répartition de l’enveloppe financière destinée au développement local de l’année écoulée.

Pour preuve, il suffit de jeter un coup d’œil rapide sur le tableau des répartitions élaboré par l’exécutif de la municipalité pour se rendre compte, que sur un total de 1 milliard 300 millions de centimes, seulement trois cents millions sont réservés à ce village, vraisemblablement consacrés aux travaux de bétonnage de quelques artères à l’intérieur dudit village. Sachant que la répartition de cet argent a été élaborée de façon unilatérale par le premier responsable de l’exécutif ; le moins que l’on puisse dire, sans toutefois consulter ou avoir l’aval des autres membres de l’assemblée communale, croit-on savoir auprès d’un membre au sein de ladite assemblée. Ce qui a été, en plus d’autres disfonctionnements et anomalies, à l’origine du conflit opposant ce village soutenu par les dix autres localités, aux responsables directs de la gestion de leur municipalité qui dure déjà depuis plus d’une année et demie sans pour autant trouver une solution définitive. Par ailleurs, concernant le recrutement au niveau de cette commune, il nous a été permis de constater que sur 26 offres d’emplois destinées à la municipalité l’année passée, quatres personnes du village Aguemoun ont accédé apparemment à ces postes, un taux de 19,23 % pour cent contre zéro recrutés pour l’année 2008 sur 18 postes offerts. Cependant, le village natal du P/APC en exercice a obtenu, la part du lion, soit 15 et 9 postes respectivement en 2008 et 2009. Finalement, et à voir cette répartition inéquitable, il y a lieu de penser qu’en plein troisième millénaire, des considérations purement locales pèsent lourd, parait-il, dans la prise des décisions dans nos communes.

Mohamed Haddad