La Kabylie braque ses regards vers l’avenir, car le discernement est amplement fait, l’essentiel est vite distingué de l’accessoire, l’urgence d’une politique de développement est arrêtée et partagée de tous. Cette région, aux compétences avérées et à la main-d’œuvre qualifiée, mérite un sort meilleur que celui réservé jusqu’ici en permanence placée au bord du chaos. La complicité des mains locales n’est pas à prouver, les calculs bassement mercantilistes et politiciens ont suffi pour mettre au risque généralisé toute une population, qu’on a forcée et dupée à se spécialiser dans la rébellion stérile et en des cas au service de quelques charlatans politiques qui ne cessent de l’instrumentaliser sans jamais la servir, la Kabylie de la douleur, celle larmoyante, celle émeutière est payante pour certains cercles politiques locaux ou du pouvoir. Désormais, les donnes ont substantiellement changé, de nouveaux réflexes s’installent, le personnel politique se renouvelle, la Kabylie est sur la lancée de l’espoir et de l’espérance. L’une des premières avancées de la région, réalisée avec maturation et conviction, est ce dialogue en phase finale, qui a consacré des victoires jamais attendues, dont ces questions cardinales- nales posées depuis des décennies ont été sciemment suspendues et dans l’irrésolution afin que l’animation politique soit toujours de mise et que le fonds de commerce ait une longévité aussi lointaine que possible. Le cas de la revendication culturelle, qui a donné en un temps record des avancées considérables, n’a pas vu les prétendus chantres de la question l’applaudir. Les archs qui viennent avec Ouyabia d’arrêter le principe de l’officialité avec en prime la création d’une académie berbère est en soi, une sorte de révolution politique face aux apparachikhs et baâthistes du système pour qui la décision est tombée comme un couperet et signe de fait la volonté de l`Etat à consacrer irréversiblement la marche de l’Algérie vers le progrès, la démocratie et la modernité. De toute évidence, la Kabylie profonde, celle de nos villages et quartiers, celle de nos crêtes sur les hauteurs de nos montagnes, l’humble citoyen de tous les jours, qui n’a de terre à défendre et y résider que ces montagnes du Djurdjura et de la Soummam, ceux-là, ont vraiment poussé le ouf, car ils ont toujours été la poudrière des combats. Ce qui de plus, est rassurant dans la région, et cette ruée de visites ministérielles, longtemps rejetées par la Kabylie coléreuse des années 2001/2002. Les secteurs de l’éducation et de l’enseignement supérieur, du tourisme, de la santé, de la pêche,de la solidarité et l’emploi, les travaux publics, les ministres respectifs ont tous eu à visiter la wilaya de Tizi Ouzou, pour le lancement des projets et redynamiser les projets dormants (et il en existe). On a annoncé avec une grande pompe une cagnotte colossales que la Kabylie n’a jamais eu depuis l’Indépendance, elle sera injecté dans des divers secteurs d’activité qui permettra à même de générer des postes d’emploi. A ce titre, l’Etat algérien qui se déploie en Kabylie que certains esprits grangrénés par la pathologie du tutorat politique, glisseront à qualifier l’effort de l’Etat d’arrière-pensée malveillantes contre la mémoire de la Kabylie militante, or la Kabylie a le droit de vivre, de s’exploser, de produire des richesses, de se développer son existence n’est pas exclusivement condamnée à la protection et à la culture de l’émeute. De nouvelles compétences arrivent, elles sont jeunes, politiques, gestionnaires, investisseurs à faire avec la volonté de l’Etat, une synergie de force idoine, à lancer définitivement la région dans l’ère du développement, du progrès, de la stabilité, la Kabylie ne peut continuer à être demi-pensionnaire de l’Algérie, la manne pétrolière des 5 milliards de dollars dans son arrosage touchera assurément la Kabylie en mutation qualitative tout autre chose est discours byzantin inaudible.
Khaled Zahem
