Le petit village de Mezgoug dans la commune de Tibane a bénéficié ces dernières semaines de l’ouverture d’une unité de soins. « C’est une structure qui a été réalisée sur des deniers publics issus des programmes sectoriels de développement. Son érection participe du soucis des pouvoirs publics de répondre aux besoins de la population en matière de soins de proximité par la prise en charge des soins infirmiers tels que les pansements et les injections », nous a expliqué un responsable de la santé de la wilaya.
« C’est un acquis indéniable pour les villageois qui ne seront plus astreints à se rendre au chef-lieu communal distant de plusieurs kilomètres pour recevoir les premiers soins », se félicite A. S un habitant de Mezgoug.
D’autres citoyens du village nous ont fait part de leur souhait de voir la polyclinique de Tibane renforcée en équipements et en personnels.
« Si cette polyclinique pouvait assurer une couverture sanitaire adéquate, nos malades seraient soulagés de faire l’économie d’un déplacement à risques à Sidi Aïch. le réflexe d’évacuer systématiquement le malade vers l’hôpital de cette ville est né justement de la crainte de ne pas trouver en temps opportun le médecin ou la sage-femme susceptibles de faire face à une situation d’urgence », analyse un autre habitant de Mezgoug.
Pour sa part, le premier responsable de l’EPSP de Sidi Aïch dont dépend la commune de Tibane nous a indiqué que son objectif est de « mettre dans les normes l’ensemble des 7 polycliniques qui relèvent de l’établissement en les dotant aussi bien en effectif qu’en matériel médical », nous dit-il.
Notre interlocuteur rappelle que l’EPSP de Sidi Aïch a bénéficié au cours de ces derniers mois, d’un renfort appréciable en personnel. Il s’agit d’après lui, de 2 dentistes (dont 1 affecté à Tibane) 3 médecins 1 paramédical en soins généraux, 1 agent technique d’assainissement et 2 sages femmes.
Il est, par ailleurs urgent de procéder au recrutement d’une psychologie. « Nous avons aussi, a ajouté ce responsable, plusieurs projets en cours d’exécution et qui concerne la réhabilitation de quelques polycliniques ».
N. Maouche
