Le SNTE soutient les adjoints de l’éducation

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Le Syndicat national des travailleurs de l’éducation (SNTE), a exprimé son soutien aux adjoints de l’éducation nationale pour leur mouvement de grève depuis plus d’une semaine. Le SNTE a dénoncé le silence, le mépris total et l’attitude des responsables du ministère de l’Education nationale, qui ne cesse de faire la sourde oreille concernant les doléances des adjoints de l’éducation qualifiées de « légitimes ». « C’est après l’annonce de la nouvelle grille des salaires des enseignants qui n’a pas satisfait les meneurs de ces mouvements de contestation que, les adjoints de l’éducation nationale ont décidé de durcir leur mouvement de grève. Cette action sera reconduite pour une troisième semaine consécutive si les responsables du secteur n’acceptent pas de relancer le dialogue en vue de satisfaction la plate-forme de revendications socioprofessionnelles des travailleurs », a affirmé le SNTE dans un communiqué rendu public hier.

A travers ce communiqué, les adjoints de l’éducation réclament trois points essentiels. Il s’agit, en premier lieu, de la révision de la classification des adjoints de l’éducation à l’échelon 10 au lieu de 7, qui leur a été accordé à la faveur de la nouvelle grille des salaires. En second lieu, cette entité syndicale a exprimé son refus vis-à-vis des « minables » nouvelles augmentations des salaires concernant les travailleurs de l’éducation notamment les intendants, la catégorie la plus touchée. Les adjoints de l’éducation exigent aussi, en troisième lieu, la consécration de leur droit à accéder au poste de conseiller de l’éducation et la définition de leurs tâches. Ils réclament également l’élaboration du régime indemnitaire des corps communs. Cette organisation syndicale revendique l’élaboration du nouveau décret ministériel concernant la gestion des œuvres sociales, et ce, selon les propositions de l’ensemble des syndicats nationaux. Dans la plate-forme de revendications du SNTE figure ainsi, « la concrétisation de la médecine du travail en vue de la prise en charge des maladies professionnelles des travailleurs de l’éducation ».

Cette entité syndicale interpelle le ministre de l’Education nationale de concrétiser et considérer les revendications des meneurs de ce mouvement de protestation de « légitimes ». Elle a, à cet effet, « lancé un appel au premier responsable du pays d’intervenir pour éviter le spectre d’une année blanche », a conclu le communiqué.

M. A.Yahoui

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