Le mauvais temps a empêché la femme de fêter sa journée

Habituées à sourire en groupes ou accompagnées par leurs maris ou fiancés pour fêter leur journée, les femme n’ont pas été gâtées par Dame Nature cette année. Les pluies diluviennes qui se sont abattues sur la région, ces dernières quarante-huit heures, les a empêchées de profiter de la demi-journée que tous les employeurs accordent aux travailleuses et les parents à leur progéniture féminine pour la circonstance. « J’ai toujours passé les après-midi du 8 mars en compagnie de mes copines à faire les boutiques et à nous gaver dans une pizzeria mais cette année, on annule car il pleut », dira Djamila, enseignante dans une école primaire. Bien entendu, le mauvais temps n’a pas empêché tout la gent féminine à sortir. A Aït Smaïl, Souk El Tenine et Aokas. Les maisons de jeunes ont saisi cette occasion pour organiser des journées festives au profit de cette frange de la population. Il y a des expositions des œuvres des adhérentes de ces structures de jeunesse ainsi que des points d’information sur les nouvelles disciplines dispensées par les centres de formation professionnelle au profit des femmes au foyer en plus de l’animation culturelle et musicale. « C’est vrai qu’il pleut mais le 8 mars ne revient qu’une fois par an alors autant en profiter pour sortir même si c’est pour venir à la maison de jeunes pour quelques heures seulement », dira Malika, rencontrée devant le portail de la maison de jeunes de Souk El Tenine où elle est venue assister au programme festif concocté par l’établissement. Ce minimum d’activités rend un tant soit peu le sourire à la femme en cette seule journée qui lui est accordée par le mâle qui demeure le principal décideur mais il est temps de passer à la concrétisation de ce qui reste jusqu’à présent qu’un simple slogan, c’est-à-dire l’égalité entre l’homme et la femme.

La rose à remettre à la femme et la folklorisation de cette journée doivent être remplacées par des décisions politiques à même de remettre à la femme la place qui est et qui devait être sienne dans la société.

A. Gana