Les anciens qui y ont fait leurs classes ne peuvent regarder ces ruines sans un brin de nostalgie. De nombreuses générations, aujourd’hui cadres de la nation, ont usé les bancs du CEG qui allait, par la suite, devenir l’école de garçons.
Après maintes tergiversations et une attente qui aura duré près d’une année, la décision de démolir l’école de garçons est tombée comme un couperet, au grand dam des parents d’élèves et des enseignants qui espéraient que les études de terrain allaient éviter le pire. Aussitôt dit aussitôt fait.
Comme prévu, les engins de démolition n’ont pas tardé à entrer en action pour mettre à terre une des premières constructions de l’Algérie indépendante. En quelques jours seulement, la dizaine de locaux qui formaient, il y a peu, un grand établissement scolaire, est devenue un amas de gravats et de ferraille. Les anciens qui y ont fait leurs classes ne peuvent regarder ces ruines sans un brin de nostalgie. De nombreuses générations, aujourd’hui cadres de la nation, ont usé les bancs du CEG qui allait, par la suite, devenir l’école de garçons. Bien que les locaux soient versés au primaire, en 1971, lors de l’inauguration du CEM Amer Ath Chikh, les gens ont continué à l’appeler CEG (Collège d’enseignement général).
Ouvert en 1966, avec quelques classes seulement, il avait, au fil des ans, pris de l’envergure avec la réalisation de plusieurs autres locaux. Pour l’histoire, il faut savoir qu’il était le premier établissement du moyen, construit dans toute la région de Aïn El Hammam, d’Iferhounene aux Ouacifs. Il était dirigé alors, par Hallouane Mustapha, un jeune directeur de Benni Yenni qui allait marquer de son empreinte, l’histoire de l’enseignement à Michelet. C’est dire que c’est avec un pincement au cœur que beaucoup de gens, émus par cette démolition, feront un tour, du côté de leur CEG. Même si sa reconstruction est envisagée pour plus tard, l’école du jardin (un autre nom) ne sera jamais comme avant.
A. O. T.
