A Souk El Tenine comme à Maâtkas, l’Internet devient durant les après-midi, un véritable interdit. Ce n’est pas parce que les cybercafés n’existent pas ou parce que l’ADSL n’est pas disponible, les chefs-lieux en sont bien dotés mais, hélas, les internautes sont bien mis à rude épreuve et leurs nerfs excessivement chatouillés.
Et comment, puisque pour consulter sa boîte il faut passer plus de 30 minutes. Cela ne nous a pas été raconté ou rapporté nous avons eu à le vérifier dans notre mésaventure. La connexion est si lente et lourde, qu’à chaque clic, il faut tant patienter devant l’écran, avant d’espérer l’ouverture de la page souhaitée. Les plus irritables n’arriveront même pas à rester devant leur écran.
Il est à signaler que dans le temps, consulter sa boîte MSN ou envoyer un message ne prenait que quelques minutes. Mais à présent, une simple consultation, nécessitant plus de 30 minutes d’attente, revient chère.
Une situation fâcheuse que le secteur concerné doit prendre en charge car tout le monde est pénalisé à commencer par le consommateur. Quant aux propriétaires qui ont investi dans ce secteur, ils sont réellement dans une mauvaise posture, car les différentes factures arrivent sans tarder, et les internautes boudent un peu plus chaque jour les cybers. A l’image de cet internaute qui s’insurge : « Je ne paierai pas un centime, en 20 minutes je n’ai pas pu accéder à ma boîte ». S’il est vrai que sa boîte n’a pas été ouverte, le compteur d’électricité n’a pas attendu l’ouverture de la boîte. Des attitudes qui ne manqueront pas de pousser les propriétaires des cybercafés à mettre la clé sous le paillasson. Il est grand temps d’y remédier pour préserver cette corporation et de fournir des prestations à la hauteur pour les utilisateurs.
Hocine Taïb
