Aït Mahmoud Logements sociaux / Six familles en détresse

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Depuis maintenant dix ans, l’étude du dossier des 24 logements sociaux implantés au lieudit Amadagh Nervadh, dans la commune d’Aït Mahmoud, accuse toujours un retard, les recours et la liste provisoire ont été faut-il le rappeler, transmis le 8 juin de l’année 2000, à la commission de recours de la wilaya qui, de sa part n’a pas statué dans le délai.

Deux rappels ont été adressés par le maire, l’un à l’APW, le 6 novembre 2000, et l’autre au wali en date du 17 novembre de la même année.

La liste définitive d’où sont exclus les onze bénéficiaires retenus sur la liste préliminaire par la commission d’attribution communale, transmise par le wali pour l’affichage du 17 juillet 2002, a fait l’objet d’un rejet de l’APC à l’issue de l’AG du 17 Août 2002.

Ce rejet était motivé par le retard accusé par la commission de recours pour statuer sur le cas, les autorités locales de leur côté ont adressé une correspondance à l’OPGI, afin de surseoir aux encaissements des pas de porte auprès des onze remplaçants parachutés par l’APW.

Deux ans plus tard, l’APWet l’OPGI ont poursuivi les onze bénéficiaires en justice, du 14 juin au 02 Août 2004 en correctionnelle et du 11 mars 2005, le 11 mai de l’année 2005 en pénale, le verdict a été rendu pour les 24 personnes, trois mille dinars (3000 DA) d’amende plus deux mois de sursis, mais toujours pas d’expulsion, un des bénéficiaires indiquera : « Suite à ce verdict, le procureur de la République nous a conseillé de poursuivre cette affaire jusqu’à la chambre administrative d’Alger car, elle est habilitée à résoudre cette affaire ».

Notre interlocuteur a ajouté que l’année d’après, plus précisèment, en date du 02 mai 2006 « l’OPGI nous a poursuivis en justice par voie référée (chambre N°03 reféré). Quatre ans plus tard, c’est-à-dire le 28 juin dernier, a été rendu le verdict d’expulsion ».

Il est à noter que les six bénéficiaires ont adressé des correspondances aux autorités locales et même au wali de Tizi-Ouzou et dont nous détenons une copie. « Nous tenons à informer, le P/APC, le chef de Daïra de Beni-Douala, le Wali et même le procureur de la République, que le désespoir nous gagne, c’est pour ces raisons que nous avons décidé de vous écrire afin de vous raconter notre désarroi, nous les six bénéficiaires, nous ferons appel aux services concernés pour tirer au clair notre affaire qui n’a que trop duré et vous demander de nous recaser lors de la prochaine distribution de logements ».

Et de conclure :

« Nous ferons également appel aux concernés pour reporter l’expulsion jusqu’au jour du recasement. »

M. Zerbout

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