Aïn El Hammam : Faible récolte de raisin

C’est à croire que ces derniers temps, l’arboriculture de montagne ne « paie » plus, victime de nouvelles conditions climatiques, peu favorable à son développement. C’est l’amer constat que nous sommes tentés de faire, au vu des récoltes enregistrées ces dernières années.

Après une récolte de cerises, des plus faibles, les montagnards s’attendent cette fois, à faire l’impasse sur le peu de raisin qu’ils cultivent pour leurs besoins personnels. Bien qu’on soit loin de parler de vignobles, certains cultivateurs, possédant de nombreuses vignes, arrivaient, à dégager un excédent de raisin de qualité d’ailleurs, qu’ils mettaient en vente sur le marché local. Ce qui n’est malheureusement plus le cas ces dernières années, où les conditions climatiques et les insectes font des ravages dans les fruits. Cet été les paysans ne viendront pas au marché proposer des paniers de raisin du terroir, très prisé des gourmets. On ne voit plus ces grosses grappes aguichantes suspendues aux treilles alors qu’habituellement, elles pendent par centaines, en attendant que le soleil termine son action. Les vignes ornant les cours des maisons, ne croulent plus sous les fruits et ne sont plus aussi vertes qu’elles devraient l’être en cette période. Le mildiou a, lui aussi, frappé le fruit et le feuillage. Fatalistes et impuissants face au phénomène, les agriculteurs commencent à s’habituer aux dégâts des insectes de tous genres.

Après avoir souffert de l’insecte destructeur, le CAPNOD, le cerisier fait les frais du gel ou de l’excès de pluie, au moment de la floraison. C’est dire que l’arbre a peu de chances d’échapper à l’un des deux. Le traitement de centaines d’hectares, promis lors de la fête des cerises de Larbaâ Nath Irathen, tarde à venir alors que le CAPNOD ne cesse de gagner du terrain. La période de traitement (fin mai et début juillet) est déjà passée. Les quelques arbres rescapés, attendront le mois de mai prochain, ou une autre promesse à l’occasion de la prochaine fêtes… sans cerises.

A. O. T.