l L e regroupement national du Mouvement citoyen a été entamé hier à la résidence universitaire d’Iryahen à Bgayet. Le coup d’envoi de ces rencontres qui s’étaleront sans discontinuer jusqu’au 28 août prochain, a été donné par Bezza Benmansour de la CICB devant un parterre de quelque 700 personnes entre délégués, parents de martyrs et invités venus de 14 wilayas. Ont été aussi conviés à cette première journée, toute protocolaire, des représentants de la société civile. Même si on a pu remarquer la présence de certains responsables de partis politiques, les organisateurs se défendent de les avoir invités, expliquant que leur présence l’est seulement à titre individuel.Les thèmes qui seront soumis à débat se proposent de mener une réflexion sur l’impact du Mouvement citoyen sur la société, de dresser un bilan sur le chemin parcouru ainsi que les perspectives à venir.La situation politique actuelle et les enjeux qui en découlent seront les autres points à débattre.L’allocution d’ouverture prononcée par Belaïd Abrika, porte-parole de la délégation en charge du dialogue avec le chef du gouvernement, a d’entrée de jeu établi la connexion entre le Mouvement citoyen et la lutte de libération nationale. Et de situer le Mouvement des archs dans une continuité historique, celle des luttes séculaires du peuple algérien. Puis des martyrs que “le Mouvement des archs ne sera jamais un parti politique”.Qualifiant la rencontre de Bgayet de grande première, l’orateur parlera de halte nécessaire à une réflexion approfondie sur une thématique aussi large que diversifiée.Concernant le dialogue, Abrika s’est félicité de ce que les rapports archs-pouvoir soient passés d’un stade de confrontation à celui de partenariat avant d’ajouter : “ Tamazight va vers une solution définitive à travers son officialisation”.Les débats proprement dits commencent donc aujourd’hui sans qu’il faille s’attendre à des décisions spectaculaires.En effet, en marge de la cérémonie d’ouverture, Farès Oudjedi de la CICB a déclaré que “la présente rencontre est un espace de débat, de dialogue et de concertation”, sans plus, ce qui écarte a priori toute prise de décision par rapport aux échéances électorales prochaines.
B. Mouhoub et Mustapha R.
