11 morts et 150 blessés chaque jour dans des accidents de la route / Hécatombe sur l’asphalte

Semaine meurtrière sur nos routes. En l’espace d’une semaine, une semaine seulement, 86 personnes ont trouvé la mort et près de 1 075 autres ont été blessées dans 496 accidents de la circulation survenus du 21 au 27 juillet, au niveau national, ont révélé les services de la Gendarmerie nationale, dans leur bilan hebdomadaire.

Ainsi, l’Algérie enregistre en moyenne quotidienne 11 morts et 150 blessés, dans des accidents de la route, a annoncé le directeur du Centre national de prévention et de sécurité routière (CNPSR), Hachemi Boutalbi. Le facteur humain est responsable à plus de 90% de ces accidents, selon M. Boutalbi. “Selon les rapports des services de sécurité et de la Gendarmerie nationale, 90,60% des accidents survenus en 2007 ont pour origine le non-respect du code de la route, l’excès de vitesse et les dépassements dangereux», a-t-il précisé.

Pour réduire ce phénomène, le gouvernement a décidé de réviser le code de la route et la création de tribunaux spécialisés dans le traitement des affaires liées aux infractions au code de la route, a ajouté M. Boutalbi. Un total de 1 968 personnes ont été tuées et 29 200 autres ont été blessées dans des accidents de la route en Algérie durant le premier semestre 2008, selon le CNPSR. En 2007, les accidents de la route ont tué plus 4 100 personnes en Algérie, selon les chiffres officiels. Le non-respect du code de la route est, dans la plupart des cas, la cause de ces accidents. Les services de la Gendarmerie nationale estiment que l’absence de contrôle du véhicule, la vitesse excessive, la négligence des passants, les dépassements dangereux et le non-respect de la priorité demeurent les causes principales de l’hécatombe sur nos routes. Les automobilistes n’appréhendent plus les sanctions dues au non-respect du code de la route et font preuve d’un manque d’imprudence et de négligence. Selon les données de la Gendarmerie nationale, les accidents se sont produits dans les régions du nord du pays, notamment les régions nord-est, Constantine, suivie de Batna, Mila, Sétif et M’sila. S’agissant des régions Nord-Centre, la wilaya d’Alger vient en tête suivie des wilayas de Blida, Tipasa et Médéa. Dans les régions nord-ouest, les wilayas de Tlemcen et de Mascara ont été les plus touchées, suivies de la wilaya de Sidi Bel-Abbès et enfin Aïn Defla. Les routes algériennes sont toujours aussi meurtrières, malgré l’entrée en vigueur du fameux “nouveau code de la route», une nouvelle réglementation sur la sécurité routière, basée sur des mesures cœrcitives.

86 morts entre le 21 et le 27 juillet

Quatre-vingt-six personnes sont mortes et 1 075 autres ont été blessées dans 554 accidents survenus entre le 21 et le 27 juillet à travers le pays, a indiqué la Gendarmerie nationale. La wilaya de Sétif occupe la première place avec 41 accidents, suivie de la wilaya de Tipasa (33) et celle d’Oran (24), a précisé la gendarmerie dans un bilan public jeudi. La perte du contrôle du véhicule, l’excès de vitesse, l’implication des piétons, les dépassements dangereux et le non-respect de la distance de sécurité demeurent les causes essentielles de ces accidents, selon la même source.

90,60% des accidents ont pour origine le non-respect du code de la route. Selon les déclarations des responsables de la Protection civile, le nombre d’accidents de la circulation a certes diminué depuis la promulgation des tribunaux spéciaux mais il n’en demeure pas moins qu’ils constituent une préoccupation majeure. Les routes, il est vrai, présentent quelquefois des imperfections qui induisent des accidents mais, ceci ne justifie nullement le nombre effarent d’accidents de la circulation, qui place l’Algérie en position inquiétante sur le plan mondial et, tenez vous bien, la première place sur le plan arabe.

C’est ainsi qu’il est aisé d’en déduire que le non-respect du code de la route, les dépassements dangereux, la conduite en état d’ébriété et un certain nombre de facteurs relevant strictement du conducteur sont les principales causes de ces accidents qui endeuillent les familles et engendrent veuves et orphelins.

L’Algérie occupe la 1re place sur le plan arabe et la 3e mondialement

L’Algérie occupe la troisième place mondialement après le Maroc et la France, en termes d’accidents de la circulation. Les chiffres effarants enregistrés font état de 86 morts en sept jours seulement, selon un bilan établi hier par le directeur du Centre national de prévention et de sécurité routière (CNPSR), M. Hachemi Boutalbi. L’Algérie vient en troisième position mondialement en termes d’accidents de la circulation et de nombre de victimes. Elle enregistre 82 morts pour chaque 100 000 véhicules, a-t-il rappelé. Evoquant les efforts majeurs déployés par l’Etat pour réduire le nombre d’accidents de la route avec la contribution de tous les secteurs, M. Boutalbi dit que grâce à ces efforts, le nombre d’accidents a reculé de 10% et le nombre de victimes de 15% en 2005. Il a attribué ce recul à l’application de certaines dispositions du code de la route promulgué en 2004, à savoir le retrait du permis de conduire. Une mesure qui, a-t-il dit, a contraint les automobilistes au respect des règles de la sécurité routière. Pour ce qui est des principales causes à l’origine de ce nombre important d’accidents de la route, le responsable a évoqué le facteur humain qui est responsable à plus de 90% des accidents. Selon les rapports des services de sécurité et de la Gendarmerie nationale, 90,60% des accidents survenus en 2007 ont pour origine le non-respect du code de la route, l’excès de vitesse et les dépassements dangereux.

Ferhat Zafane