Les deux parties l’ont souhaité, c’est désormais chose faite depuis jeudi dernier : les deux Chambres de commerce et d’industrie de la ville de Nador (Maroc) et celle du Djurdjura (Algérie) ont signé un contrat de partenariat en vue d’échanges et de coopération entre les deux représentations consulaires. La cérémonie a eu lieu, comme on le rapportait la vieille de l’événement à travers ces mêmes colonnes, à l’hôtel Lala Khedidja.Ameziane Medjkouh, président de la Chambre du Djurdjura, et Tarik Yahia, président de la Chambre du commerce de Nador, ont paraphé l’accord en présence de leur homologue de la Soummam ainsi de nombreux invités de marque, notamment des opérateurs économiques de Kabylie.Au delà des objectifs économiques, les deux parties voient en cette entreprise un prolongement naturel des relations historiques, linguistiques, civilisationnelles et culturelles. Cela dit, M. Medjkouh et son homologue marocain se veulent aussi conscients de l’urgence d’insuffler un esprit nouveau dans la coopération maghrébine en vue de créer “une dynamique de regroupement pour faire face à la nouvelle conjoncture économique qui impose l’ouverture du marché mondial”.Pour sa part Yahia Tarik considère que “l’heure est sérieuse et il nous appartient à nous de donner une nouvelle impulsion par la base. On ne doit pas attendre indéfiniment nos gouvernants pour suivre. A nous de provoquer les choses et faire des propositions”. A ce titre, M. Tarik plaide pour un effort en vue d’établir une liaison maritime entre Nador et Béjaïa via Ghazaouat dans un premier temps et peut-être une ligne aérienne entre Oujda et Oran.“Ce lien est indispensable”, en attendant la réouverture des frontières terrestres entre les deux pays. Mais c’est là un autre problème que les deux parties se sont réservées d’aborder.“On fera avec ce qu’on a”, devait préciser encore Tarik Yahia. A noter que la veille, ce dernier a tenu à faire un pèlerinage sur les tombes de Mouloud Mammeri et de Matoub Lounès.
Djaffar C.
