Dans une déclaration parvenue à notre rédaction, les habitants du quartier Bouchata et Madhor dans le village d’Aït Abdel Moumène crient leur ras-le-bol quant à la pénurie d’eau potable qui sévit depuis le début de la saison estivale.
En effet, dans leur déclaration, les citoyens dénoncent, entre autres, la mauvaise gestion de la distribution, cette denrée rare et précieuse « Dans un passé récent, en dépit du rationnement, c’est-à-dire, un jour sur sept, nous arrivons tout de même à constituer des réserves qu’on gère minutieusement dans la semaine. Depuis l’avènement du nouveau projet qui consiste à remplacer les conduites en acier par celles du PHD, un désordre total de distribution s’est établi au sein du village. C’est une équation sans solution à ce jour, puisque tout le village souffre du manque d’eau ». Toujours dans le même documentn, les signataires ajoutent « Pourtant le service ADE de la daïra des Ouadhias est alerté quotidiennement, cette situation perdure sans toutefois trouver une issue. C’est que les agents de service passent, sans aucune honte, tous les deux mois, pour prélever les consommations de la période et quand ils constatent que l’aiguille du compteur n’a pas bougé ils opèrent des facturations au forfait, sans se soucier que pendant toute cette période, l’eau ne coulait plus dans les robinets. Nous appelons les autorités de la wilaya à dépêcher une commission pour constater le bien fondé de notre réclamation et surtout à vérifier la facturation à des taux ambigus, sans oublier que les responsables de l’hydraulique nous ont assuré qu’en juillet 2010, le problème de l’eau ne se posera plus au village, or, nous vivons le contraire », concluent-ils. Ce qu’il faut signaler également et que d’autres quartiers vivent le même calvaire souffrent eux aussi de la pénurie d’eau potable.
Mouloud Zerbout
