La ferveur populaire qui entourait l’avènement du mois de Ramadan n’est plus la même, peut-être en raison du comportement des gens beaucoup plus préoccupés à gérer leur quotidien. Ce constat est valable pour la ville de Boghni, pourtant connue comme étant l’un des centres urbains les plus attractifs de la wilaya de Tizi-Ouzou, du fait qu’il possède une structure spacieuse et bien aménagée pour accueillir des dizaines de marchands et de vendeurs. Sur un autre registre, même l’activité commerciale a trouvé sa place sur un espace s’étendant sur plusieurs rues commerciales et même dans les cités de logements, tels que le quartier de la Gare et la cité des 200-Logements. Toutefois, après une semaine de jeûne, avec son lot d’exigences pour la famille en terme d’achats et de subventions à ses besoins, on peut dire que cette année, ce mois de Ramadan se passe dans le calme.
Pas d’excès dans les achats pour les ménages
Ce qui a attiré le mieux, l’attention en sillonnant les principales allées du marché des fruits et légumes de Boghni, c’est sans doute, cette retenue affichée, par les gens lorsqu’ils effectuent leur marché ou leurs emplettes. Les moins nantis, on les voit rarement près des étals où sont exposés les produits dépassant un certain seuil dans les prix. Donc, il y a plus de monde à voir du côté des vendeurs saisonniers, lesquels profitent pour vendre des légumes et les fruits produits localement notamment l’haricot vert, la courgette dans les prix sont nettement à la portée des petites bourses. Même les fruits saisonniers sont prisés par les adeptes du marché de Boghni, mais avec cette préférence pour le produit de la région cédé moins cher, à commencer par les raisins, les pastèques et d’autres fruits exposés occasionnellement par les maraîchers de la région.
Tension sur le pain et le lait de sachet
La production du pain constitue une activité importante à Boghni, où l’on recense la présence d’artisans boulangers de mériter comme cette famille originaire de Aïn El Hammam, qui a fait pendant des années le bonheur de milliers de clients. A ce jour, les boulangeries qui cesse dès les premières heures de la matinée jusqu’à à une premiers heures avant la rupture du jeunes. A certaines heures, une certaine tension règne dans ces espaces commençants, car des fois les quantités de pain exposées ne répondent pas aux besoins. Dès fois, c’est la qualité recherché qu’on ne retrouvé pas. Tout de même, malgré les files constatées devant les boulangeries sollicitées aussi pour acheter des variétés de gâteaux, la demande est satisfaite en général contrairement au lait en sachet, distribué anarchiquement en ville et dans les villages. Une seule explication peut être donné à cet état de fait accompagné de moments de pénurie le déséquilibre constaté entre l’offre et la demande sinon toute autre chose n’est que pure spéculation.
Le loto anime les soirées au centre ville
La baisse d’activité visible durant la journée à Boghni, l’absence de soirées organisées pour les habitants de la ville sont tout de même compensés par l’organisation du jeu du loto dans des locaux que seuls ceux qui les fréquentent connaissent. En effet, pour les promeneurs l’espace de quelques instants dans les principales artères de la ville, tout apparait normal tant la principale attraction des gens restent les soirées improvisées entre amis dans les cafés devenus les seuls espaces d’accueil et la mosquée dont le taux de fidèles qui s’y rendent est en constante augmentation. Néanmoins, l’activité qui occupent le plus jusqu’à des heures tardives, c’est le loto, un jeu qui profite à ses exploitants et qui procure, semble t-il du plaisir à ceux qui le pratique mais sans se rendre compte au même temps du préjudice causé notamment en terme de dépenses unitaires à chaque mise d’argent dans ce jeu prohibé par la loi.
M. Haddadi
