Seddouk : Ça s’anime enfin !

La ville de Seddouk s’est réveillée de sa léthargie avec l’entame de la deuxième quinzaine du Ramadhan.

Le mérite revient aux membres de l’Association Thidoukli du quartier Ighil hamama qui ont signé jeudi passé leur premier gala artistique rentrant dans le cadre des soirées ramadanesques.

Les organisateurs ont pensé en premier lieu à égayer une frange juvénile en mal de loisirs dans une ville où les infrastructures culturelles et sportives ne manquent pourtant pas.

En second lieu, leur objectif était de donner la chance aux chanteurs amateurs méconnus du grand public de révéler leur talent. Si le vent siffle au Centre culturel de la ville de Seddouk, un édifice rénové à neuf à coups de centaine de millions par la DJS de Bgayet, il n’en est pas de même pour la placette des arrêts de bus d’ighil hamama, située à la sortie sud de la ville qui a vibré sous les chants et danses.

Des moyens de fortune : une estrade est érigée avec des planches et madriers en bois sur un coin de la placette pour laisser le grand espace au public. C’est le défi lancé par l’Association Thadoukli qui a organisé dans son quartier un gala en pleine aire animé par des chanteurs amateurs à l’image de Zahit Agaoua, Ryad Akchout et Md Arezki.

Composé de jeunes et de moins jeunes, le public seddoukois venu en masse n’a pas regretté le déplacement, car il a trouvé les chanteurs à la hauteur de leurs tâches.

Une vraie communion s’était vite installée entre les chanteurs et les spectateurs. Les musiciens s’étaient donnés à fond en interprétant des chansons sélectionnées minutieusement et pouvant faire plaisir à un public connaisseur, partagé entre ceux qui reprenaient en chœur les chansons et applaudissaient et ceux qui pimentent la soirée par la danse. Les organisateurs promettent que c’est loin d’être le dernier gala offert aux Seddoukois.

Ils informent qu’un riche programme est concocté pour cette deuxième quinzaine de Ramadhan.

L. Beddar