Premier club algérien à franchir ce cap en Ligue des champions : Une demi-finale historique pour la JSK

En ramenant le point du nul avant-hier du Caire, face au Ahly, la JSK a réussi l’exploit de se qualifier pour la première fois en demi-finale de la Ligue des champions en sa nouvelle formule.

Un exploit qui confirme on ne peut mieux que la formation Kabyle reste le porte flambeau du football national et ce, à tous les niveaux. Avant-hier, les Canaris du Djurdjura ont fait un match d’hommes. Devant une équipe égyptienne dont la réputation n’est plus à présenter avec ses quatorze titres africains, dont six coupes en Ligue des champions, les hommes d’Alain Geiger ont tout simplement mis à genou leurs adversaires. Non seulement ils ont réussi à revenir avec le point du nul qui manquait à leur compte mais aussi fait trembler tout un peuple.

Les égyptiens de la plus haute autorité au simple quidam qui ne cessent de galvaniser par tous les moyens leur équipe afin de faire tomber l’éternel ennemi Algérien, ont vécu une soirée cauchemardesque par la faute de onze guerriers kabyles, décidés à confirmer la suprématie footballistique des algériens face aux Pharaons. Avant-hier, la JSK a remporté son duel à tous les niveaux. D’abord sur le plan tactique où Alain Geiger a mis en place un schéma hermétique fermant tous les espaces aux joueurs égyptiens. Avec un 4-4-2 classique, la JSK a débuté la rencontre sur les chapeaux de roues. Durant le premier quart d’heure, les Canaris se sont crées pas moins de trois occasions de scorer dont deux par l’intermédiaire de Yahia Cherif, le joueur le plus en vue en début du match. Mais comme ce dernier ne cessait de créer le danger aux défenseurs du Ahly, l’arbitre n’a pas beaucoup tardé pour lui chercher la petite bête et l’expulser injustement à quelques minutes de la fin de la première manche. Une première manche qui s’est soldée par un nul (1-1) et qui a vu la JSK faire jeu égal avec le Ahly alors que les deux équipes étaient à 11 contre 11. Mais en deuxième mi-temps, le coach suisse des Canaris a décidé de revoir sa stratégie en optant pour un schéma ultra défensif avec cinq défenseurs et quatre milieux de terrains puisque même Aoudia a été replacé juste derrière la ligne médiane. Une tactique trop risquée il faut le reconnaître car durant les quarante cinq derniers minutes, le ballon n’a pratiquement pas quitté la zone de la JSK tellement les égyptiens voulaient inscrire le but de la victoire à n’importe quel prix. Mais comme les joueurs de la JSK se sont jurés de ne pas refaire l’erreur de la première mi-temps qui leur a valu un but à la 22’ par Gedou, les voilà alors se démener comme des diables à chacune des actions des égyptiens. Tous les joueurs y compris les trois remplaçants rentrés en fin de match à savoir Remache, El Orfi et Ziti à la place respectivement de Tedjar, Naili et Douicher ont défendu avec hargne la cage de Asselah jusqu’au coup de sifflet final de l’arbitre Zambien.

Un arbitre qui a tout fait pour aider le Ahly mais les Kabyles ont juré de ne pas perdre quels que soient les circonstances. Maintenant que la JSK est en demi-finale, il faudra à présent comme l’a si bien déclaré Alain Geiger à la fin du match face au Ahly, encourager cette jeune équipe qui a défendu avec force et courage le football et les valeurs algériennes.

A. C.