Une rixe a éclaté hier à la mairie de Tizi Ouzou. Des employés et des citoyens sont arrivés aux mains, raconte-t-on, à cause d’une rupture de stock des imprimés des actes de naissance n°12. Des blessés, de part et d’autres, sont à déplorer, avons-nous appris. Le service de l’état civil a été complètement saccagé nous a-t-on également affirmé.
Tout a commencé apprend-on vers 9h. Soit à l’ouverture de la mairie. Comme d’habitude, les citoyens qui attendaient depuis un bout de temps ce moment, se sont précipités vers les guichets, aussitôt. Grande fut la surprise de ces gens lorsqu’ils apprennent que les imprimés de l’extrait de naissance n°12 ne sont plus disponibles.
Par conséquent, ces personnes sont invitées à rebrousser chemin et à revenir un autre jour. Ne croyant pas leurs oreilles, les citoyens venus des différentes régions de la wilaya ont riposté énergiquement. Un échange de mots loin d’être gais s’en est enclenché entre les citoyens et les employés de la mairie, avant que les deux parties n’arrivent aux mains. Sous l’effet de la colère, les citoyens ont saccagé selon en tout cas, les informations qui nous ont parvenues, le siège de l’état civil, qui se trouverait dans un état sens dessus-dessous. Des blessés sont également signalés.
Aussitôt, les employés de l’APC ont quitté leur lieu de travail pour enclencher une grève à travers laquelle ces derniers réclament la sécurité dans cet établissement. Un établissement, à savoir donc la mairie qui n’est pas à sa première histoire du genre. Il y a à peine un mois, des scènes semblables à ce qui s’est passé hier, ont été vécues. Une dizaine de blessés ont été recensés ce jour-là. C’est dire que la situation commence vraiment à inquiéter. Des mesures préventives doivent être prises au plus vite avant que le pire n’arrive. Il faut dire que la mairie de Tizi Ouzou ne peut plus répondre à la forte demande qui la sollicite. Elle est prise d’assaut chaque jour que Dieu fait. Des gens se déplacent des quatre coins de la wilaya pour se faire un document. Parfois, on passe des journées entières dans cette enceinte sans qu’on puisse régler son affaire. Sinon les longues files sont monnaie courante.
Ce qui se passe au niveau de cette APC est le pire des cas de la bureaucratie qu’on peut vivre. La bureaucratie, en fait, n’est nullement doit-on dire, propre à cette APC. En effet, “revenez demain», on l’entend dans les différents établissements administratifs de la wilaya de Tizi Ouzou. Sinon, chaîne, l’attente, les bousculades sont devenues comme chose ordinaire pour le commun des Tizi Ouzeens. Mais quand on arrive à se bagarrer, c’est qu’il y a absolument urgence pour intervenir avant que ça soit trop tard. Décidemment, l’APC de Tizi Ouzou ne finira pas de parler d’elle.
M. O. B.
