L’hémorragie des bourses va-t-elle enfin s’arrêter ? Si ailleurs les familles économisent pour partir ne serait-ce qu’une année sur deux en vacances, chez-nous les vacances, pour la grande majorité des familles, il faut osé le dire, ne sont qu’une vue de l’esprit, faute de moyens. Ici, les dépenses ont d’ailleurs commencé par les fêtes de mariage et autres.
En effet, pratiquement, durant tout l’été la majorité des familles reçoivent des faire-part, les invitant à “honorer de leur présence les cérémonies de mariage», ce qui revient à dire, qu’elles sont plutôt sommées de dépenser pour l’achat de cadeaux à offrir aux mariés. les fêtes ont à peine observé une trêve, voilà que le Ramadan s’est pris de la partie. Et pendant 30 jours, les chefs de familles dépenseront plus qu’ils ne gagnent pour améliorer la chorba et pour garnir la table du f’tour. A la fin du Ramadan, c’est-à-dire lorsque tout le monde est déjà à plat, qu’il faut encore faire ces fonds du tiroir pour faire face aux dépenses de l’Aïd. Celles-ci vont l’habillement des enfants où les chaussures pour un gosse de 3 ans vont jusqu’à 3 500 DA en passant par l’achat de farine et d’ingrédient pour la confection des gâteaux indispensables pour rendre visite aux proches le jour de l’Aïd. Et c’est au moment où il ne reste rien dans les poches qu’il va falloir encore affronter la rentrée scolaire. Les chefs de familles auront à se débrouiller une moyenne de 5 000 DA par enfant à scolariser pour l’achat de la blouse, de cartabl, des livres et des cahiers. C’est dire que la rentrée qui dirait être une sorte de renaissance pour toute l’activité et l’animation qu’elle suscite dans les rues risque d’être le coup de grâce pour beaucoup de familles qui déjà que d’expédient
B. Mouhoub
