Après la menace des enseignants et des adjoints de l’Education nationale d’enflammer la rentrée sociale, c’est au tour des enseignants du supérieur d’affûter leurs armes. On peut dire que la prochaine rentrée universitaire risque d’être agitée et mouvementée.
Le Conseil national de l’enseignement supérieur (CNES) a réitéré sa volonté d’initier à la grève afin de mettre les pouvoirs publics au pied du mur.
Le coordinateur national du Cnes estime que le mouvement de grève est la seule alternative qui leur reste pour faire entendre leur voix. “Nous n’avons que le débrayage pour faire pression sur la tutelle afin de satisfaire nos doléances», a tonné le coordinateur national du Cnes.
Cette entité syndicale affirme Abdelmalek Rahmani, tiendra son Conseil national les 16 et 17 septembre prochains en vue de trancher sur la question de la forme et de la durée de ce mouvement de contestation.
Notre interlocuteur déplore le fait qu’“aujourd’hui, il n’y a aucun signe de la tutelle ; cela a suscité le mécontentement des enseignants du supérieur. Nous sommes dans le flou total, nous n’avons aucune information tandis que la rentrée universitaire est à nos portes”. Le Conseil national estime que “la tutelle est libre de choisir sa propre démarche, mais le Cnes refuse catégoriquement ce partenariat qui est très loin des aspirations des enseignants chercheurs et de leur syndicat”.
Pour ce syndicaliste, “le partenariat stratégique que nous avons voulu construire avec le ministère a échoué. Le ministère nous met sous pression et nous n’avons pas le choix, sauf celui d’observer un mouvement de protestation afin de faire valoir nos droits”.
La plateforme des enseignants du supérieur tourne principalement autour de deux questions, notamment le dossier du régime indemnitaire et celui de logement. Sur ces deux points, M. Abdelmalek Rahmani reconnaît que ces deux questions dépassent les simples prérogatives du ministère de l’Enseignement supérieur, étant donné qu’elles dépendent du gouvernement.
Celui-ci a en outre, regretté le fait que jusqu’à l’heure actuelle, la tutelle n’a rien fait sur le dossier du régime indemnitaire. Il a, à cet effet, appelé le gouvernement à mettre en place des mécanismes de protection du pouvoir d’achat et à ouvrir le débat avec les syndicats autonomes.
L. O.
