Virée au centre de vacances des forestiers

Le camp de toile de l’administration des forêts a élu domicile à Aokas, au milieu d’un peuplement de cyprès et à quelques pas de la mer. Il était 14 h, lorsque nous nous rendîmes au camp. L’ombrage des cyprès se joint harmonieusement au calme olympien du site. Les familles des forestiers venues des quatre coins d’Algérie, et même de Tamanrasset, profitent agréablement de ce cadre de vie. L’infrastructure touristique en question est dotée de tous les besoins, pour que toute une famille se sente, à l’aise à savoir des cuisines collectives, un magasin, une caféteria, une aire de jeux en passant par une salle d’animation. C’est dire qu’il fait réellement bon vivre au milieu d’une petite forêt qui s’étale sur un hectare et demi. Il est 17 h, et les familles commencent à déambuler vers la plage. Un enfant venu de Chlef n’a pas manqué de lancer quelques airs de rai à qui veut bien l’entendre. Il a toutes les raisons de le faire car il se sent avec sa famille et heureux à plus d’un titre. Les séjours au camp sont organisés en 4 sessions qui rassemblent au total une peu plus de 800 personnes. Pour la petite histoire, la création du site a été l’œuvre de l’action sociale de l’administration des forêts. Pour M. El Hachemi Gana, président de l’AFA, « si nous avons créé ce site, nous n’avons fait en réalité que notre travail pour le bien des agents forestiers et de toutes leurs familles, afin qu’ils puissent profiter d’un repos mérité après une année de travail. Aussi, nous essayons de rendre agréable le séjour des familles, notamment, celles qui viennent des contrées lointaines du pays ». La journée de mercredi avait coïncidé avec le départ de quelques couples et de leurs enfants. Ils ont quitté le site avec un tas de souvenirs. Certains avaient même des larmes aux yeux. « C’est une manière comme une autre de créer une véritable amitié entre citoyens d’une même patrie » dira Mr Hannachi, directeur du camp. De notre côté, nous fûmes tout simplement impressionnés par cette organisation. Chapeau !

A. Nabet