La tension monte d’un cran chez les agents de la Protection civile. L’Union nationale des agents de la Protection civile affiliée au syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (SNAPAP), ne compte plus rester les bras croisés devant la non-prise en charge de sa plateforme de revendications, soulevée au plus hautes instances, à maintes reprises. Ces derniers menacent d’observer un rassemblement devant la direction générale de la Protection civile, la fin du mois d’octobre prochain, si le ministre de l’Intérieur n’intervienne pas pour régler sur fond les problèmes de ces agents. Le bureau national de l’Union nationale des agents de la Protection civile a dressé un chapelet de griefs à l’endroit de la direction générale de l’institution. Les agents de la Protection civile déplorent le fait que leur direction générale a totalement ignoré leurs doléances, à l’issue de l’élaboration du statut particulier et ce, en l’absence de toute concertation avec le partenaire social. “C’est pourquoi, nous réfutons ce texte qui reste ambigu dans certaines de ses dispositions», a tonné ce syndicat. L’autre problème mit en exergue, par le syndicat, concerne la question du régime indemnitaire. Et là encore, précise le communiqué de cette entité syndicale, “la direction a carrément marginalisé les représentants des personnels qui ignorent le seuil des augmentations des primes et autres indemnités”. Le bureau national des agents de la Protection civile réclame, “une série d’indemnités dont, celle relative au travail nocturne, à la maladie et à la discipline, la réévaluation de 100% de l’indemnité de la femme au foyer.” Ce syndicat exige également la suppression de la retraite anticipée, décidée récemment par la tripartite mais qui n’est pas encore en vigueur mais aussi rejetée par le syndicat. Il demande en outre, “la réduction de la durée du travail à 25 ans seulement avant que l’agent, qui travaille 80 heures supplémentaires sans aucune contrepartie, ne bénéficie de son droit à la retraite”.
Lemya Ouchenir
