Barbacha : La rentrée scolaire perturbée

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Les mêmes parents, pratiquement des habitants de Tiâzibine, El Kitoun et Aït Ouyahia, ont dit avoir averti les responsables concernés pour leur faire savoir qu’ils refuseront désormais de scolariser leurs enfants au niveau de cette école jusqu’à ce que le risque d’effondrement soit banni. Parole tenue, ces élèves n’ont pas rejoint les bancs de l’école qui menace ruine.

Le déroulement de la rentrée scolaire de cette année a manqué de sérénité à Barbacha, une commune dans laquelle au moins deux écoles primaires ont fait l’objet de perturbations dès le premier jour de cet événement.

En effet, et contrairement à ce que les responsables du secteur de l’Education de la wilaya de Bgayet ont avancé quant au déroulement “normal” de cette rentrée, il y’a lieu de citer, à titre d’exemple, les écoles primaires de la localité de Khellil et celle du 8 Mai 1945 du chef-lieu où la rentrée n’a pas eu lieu pour des raisons différentes.

Pour le premier établissement, les parents d’élèves du village Khellil n’ont pas envoyé leurs enfants pour ce premier jour de la rentrée scolaire pour dénoncer la double vacation imposée dans l’emploi du temps pédagogique de cette école.

Quant à celui du 8 Mai 45, d’ailleurs fermé à ce jour, le problème est plus complexe et profond de telle sorte que les élèves de cette école du centre de Barbacha ont été contraints de prolonger leurs vacances scolaires d’une semaine après la date officielle de la rentrée.

Un glissement de terrain survenu pour la première fois en 2003, s’est accentué ces derniers mois jusqu’à faire peur aux parents d’élèves de voir un jour cette bâtisse fragilisée s’écrouler sur les têtes de leurs enfants.

Les mêmes parents, pratiquement des habitants de Tiâzibine, El Kitoun et Aït Ouyahia, ont dit avoir averti les responsables concernés pour leur faire savoir qu’ils refuseront désormais de scolariser leurs enfants au niveau de cette école jusqu’à ce que le risque d’effondrement soit banni.

Parole tenue, ces élèves n’ont pas rejoint les bancs de l’école qui menace ruine.

Devant la gravité de la situation, une réunion de travail a été tenue en urgence entre les parents d’élèves, les autorités locales de Barbacha, des représentants de la Direction et les responsables de l’IEP de la localité le mardi 14 de ce mois.

Afin de sauver ces élèves d’une année blanche, il a été retenu de les transférer avec leurs enseignants vers l’école primaire Meridja, M. Seghir en les jumelant avec des élèves de première année puisque leur nombre est faible.

Aussi, l’école sinistrée restera fermée jusqu’à nouvel ordre, avec le lancement d’une nouvelle étude et des travaux de réalisation en urgence d’un mur pouvant arrêter l’évolution du glissement. Toutefois, ces mesures ne sont pas du goût des parents d’élèves de l’établissement choisi pour recevoir les 84 élèves venus de celui du 8 Mai 45.

Ils craignent que cela engendre des perturbations dans les emplois du temps en imposant aussi à cette école la formule de la double vacation dont les victimes directes sont les élèves venus des localités éloignées. Un partie de ces élèves est contrainte de quitter l’établissement à 10 heures pour ne revenir qu’à 13 heures, un temps de récréation long qui poussera certainement ceux-ci à l’errance ou à faire une double navette, sans compter la réduction du volume horaire.

L’on soulève aussi le problème de l’incapacité de la cantine à recevoir ce surplus de pensionnaires ainsi que celui des sanitaires qui est très réduit.

A rappeler cependant que quatre salles de cours de ce même établissement sont occupées depuis longtemps par des élèves du CEM Ibn Khaldoun.

Nadir Touati

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