Cité Chouhada de Boghni / Des eaux usées menaçantes

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Même si la ville de Boghni semble épargnée du phénomène des inondations du moins la partie du centre urbain jouxtant le stade communal et la cité des 18 Logements, et ce, grâce à la réalisation d’un ovoïde long de plus de 900 m, la solution trouvée à travers ce projet achevé a laissé quelques insuffisances.

En effet, au lieu d’étendre les canalisations au delà des zones habitées, celles situées à proximité d’un oued dévié de son lit à certains endroits, les travaux se sont arrêtés au niveau de la cité chouhada. De ce côté-là au milieu du cours d’eau, une retenue a été mise en œuvre pour permettre une meilleure circulation des eaux pluviales et des eaux usées, mais sans pour autant contribuer à mettre fin à la stagnation des eaux. L’ouvrage réalisé de l’avis d’un collectif d’habitants de la cité chouhada, ne répond pas aux normes, d’autant plus que la retenue d’eau ne semble pas liée convenablement au grand réseau, constituant une forme d’un oued artificiel, d’où l’accumulation d’eaux usées à la surface de la retenue, auxquelles on peut ajouter la présence d’un tas de déchets. Cet état de fait n’est pas sans conséquences sur le cadre de vie riveraine, notamment les habitants d’un bâtiment constitué de 8 logements. Les locataires affirment être victimes d’une atteinte à l’environnement, du fait que la constitution des eaux stagnantes, avec son lot d’odeurs nauséabondes qui s’en dégagent, a pour origine le non respect des normes techniques de réalisation de la retenue, « pas assez inclinée », de l’avis des citoyens, pour que les eaux circulent régulièrement. De ce fait, la doléance du collectif des habitants consiste seulement à trouver une solution d’urgence à ce problème qui porte atteinte aussi à la scolarisation des élèves de l’école primaire de la cité située non loin de l’oued. Sur un autre registre, les mêmes plaignants déplorent en outre, cette prolifération de décharges sauvages au long du site restructuré au niveau de la cité où des améliorations sont constatées en terme d’urbanisation.

M. Haddadi

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