Il y a à peine deux années, la population de Madjen relevant de Aomar était contrainte de faire un saut de presque 6 km jusqu’aux limites de Djebahia pour enfin accéder au chef-lieu de la commune.
Peu de temps avant, il existait une piste allant du centre du village de Madjen jusqu’aux abords de la rive de Oued Belyassef bordant le marché hebdomadaire, que les résidant ne traversaient qu’en retroussant le pantalon et en se déchaussant de leurs souliers.
Ce calvaire a pris fin en 2008 lorsque l’APC a pris les choses en main en réalisant un pont depuis le souk jusqu’à l’autre rive de l’oued, et en bitumant le tronçon de 5,5 km, séparant les localités de Madjen et Aomar. Seulement en bâtissant la passerelle en dur on a pas tenu compte d’un détail, celui relatif aux niveaux du lit de l’oued, par rapport à celui de la ceinture en béton des fondations du pont.
Résultat : lorsque l’oued est suffisamment plein, l’eau passe au dessus de la brise du pont, mais quand il est à une hauteur de 50 ou 60 cm, le cours d’eau ne franchit pas la partie basse du pont.
En l’espace de deux ans seulement d’existance de la barricade bloquant l’eau de couler, une multitude de plants de taille d’arbustes ont germé des odeurs nauséabondes remontent vers le ciel et des parasites de toutes espèces gravitent tout autour. Tout le long du pont en question qui est affecté aux transporteurs de voyageurs desservaient la ligne Aomar-Madjen, des personnes de tous âges supportent quotidiennement malgré eux ce supplice ces puanteurs, ces piqûres d’insectes et surtout l’enfermement volontaire dans les fourgons.
Les concernés souhaitent vivement une entrée précoce de l’hiver lequel va charrier tout sur son passage, et qui leur permettra de la sorte lors des longues attentes sur le pont de respirer un peu d’air pur, au lieu des odeurs nauséabondes qui se degagent de ces eaux.
A. Chérif
