Le Cla, le Satef et le Snapap reviennent à la charge / Sit-in demain devant le ministère de l’Education nationale

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Le Syndicat autonome des travailleurs de l’Education et de la Formation (Satef), le Conseil des lycées d’Algérie (Cla), et le Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (Snapap) sortent leurs griffes. La patience de ces derniers semble en effet, sur le point d’atteindre ses limites. C’est pourquoi ces trois syndicats ont décidé d’observer un rassemblement des cadres syndicaux demain, à 13h30, devant le siège du ministère de l’Education nationale.

Cette décision a été prise à l’issue de la réunion du Conseil national du Satef. “Après avoir évaluer la situation socioprofessionnelle des enseignants, ainsi que les conditions de la rentrée scolaire et sociale et les perspectives de mouvements de protestation.”

Après que le Satef ait lancé un appel aux autres syndicats autonomes activant dans le secteur, pour se mobiliser autour de cette action, le Cla et le Snapap ont été les premiers syndicats à répondre favorablement à l’appel du Satef. Ces deux entités syndicales, faut-il le signaler, ont décidé à cet effet, de joindre ce mouvement de protestation pour faire pression sur la tutelle afin de satisfaire leur plateforme de revendications.

Selon le porte-parole du Satef, cet appel à la tenue de cette action est lancé en vue “de défendre les intérêts des travailleurs, et préserver les droits syndicaux”.

Ce syndicat autonome veut marquer la journée du 5 Octobre pour dénoncer “l’autoritarisme et la remise en cause des libertés syndicales”. “Ces trois organisations syndicales veulent faire de la commémoration de la Journée mondiale de l’enseignant, qui coïncide avec le 5 octobre de chaque année, une date symbole pour contester les atteintes à la dignité des milliers d’enseignants», a tonné M. Mohamed Salem Sadali. Ce syndicaliste a, une nouvel fois, réitéré son mécontentement quant à la non-prise en charge de leur plateforme de revendications.

Celui-ci a par ailleurs, déploré le fait que le ministère de l’Education nationale qualifie les enseignants de “perturbateurs” et d’“absentéistes”. Il convient de rappeler que cet organisme syndical “réitère sa détermination à continuer la lutte pour la défense de la dignité et des droits des travailleurs de l’Education”. Le porte-parole du Satef appelle à ce propos, les syndicats, les responsables concernés, et les parents d’élèves, à la tenue d’une conférence nationale pour une école de qualité.

Lemya Ouchenir

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