La galère continue

Les habitants du lotissement Belahcen, résidant sur le flanc sud de la ville de Seddouk ne sont pas arrivés au bout de leur peine et se disent outrés par le silence des autorités locales qui ne veulent pas prêter une oreille attentive à leurs déboires, et les pétitions qui leurs ont été adressées, dans lesquelles ils n’ont pas cessé de relater les souffrances endurées quotidiennement. « Depuis l’année 2001, on n’a pas cessé de réclamer aux autorités locales, certaines commodités des plus élémentaires et indispensables, mais nos pétitions dont la dernière remonte à l’année 2004, n’ont jamais trouvé d’écho favorable », fulmine un citoyen qui ne décolère pas. Certaines habitations sont confrontées au problème de l’énergie électrique. Les propriétaires qui occupent leurs logements depuis belle lurette attendent toujours un projet d’électrification et se disent las de recourir au système « D » en sollicitant les voisins.  » Le courant électrique est instable dans nos foyers et nous faisons face quasi quotidiennement à des chutes de tension et des coupures récurrentes de courant, et quant celles-ci surviennent au milieu de la nuit, de crainte de gêner les voisins donateurs, nous attendons le matin pour demander son rétablissement », poursuit-il. Une jetée d’égout regroupant toutes les eaux usées des cités Ighil H’mama et Belahcen a été abandonnée à la lisière des dernières habitations. Le pullulement des rats, des mouches et des moustiques rend la vie infernale pour les habitants en été comme en hiver et ce que, les habitants redoutent le plus, ce sont les risques d’épidémies qui plane sur leurs têtes, notamment les enfants qui sont plus exposés car jouant au ballon la plupart du temps à proximité, et la balle est souvent récupérée en pleines mare des eaux usées. « Les mouches et les moustiques et à un degré moindre les rats, envahissent nos foyers en été comme en hiver,. Sachant que ces bestioles sont vecteurs de maladies, nous craignons beaucoup les contaminations », enchaîna-t-il.

L. Beddar