Tous les maillons de la chaîne doivent être solides pour éviter les catastrophes. La lutte contre les inondations est généralement décrite selon plusieurs axes d’abord, la prévention en général : les actions de prévention des inondations sont variées. Il peut s’agir de la réduction de l’aléa, c’est-à-dire la réduction de la fréquence ou de l’intensité des crues.
Les inondations peuvent laisser des conséquences désastreuses. Notre pays a connu nombre de ces « chaos » mais beaucoup reste à faire pour les prévenir.
L’Association « Asirem Uzekka », (l’espoir de demain) d’Akfadou, a organisé samedi dernier, dans son siège, une rencontre sur les dangers des inondations et comment les prévenir.
Farid Amsouni, un écologiste algérien résidant en France, a donné une importante conférence. Profitant de son court séjour dans la région, la jeune Association a voulu profiter de son savoir. Selon le conférencier, pour prévenir les risques des inondations, il faut concrétiser une chaîne d’actions.
Cette prévention relève d’une multitude d’actions : urbanisme, préparation aux crues, préservation des espaces d’expansion des crues, sauvegarde des zones humides, information du public, alerte à la population, gestion de crise.
Tous les maillons de la chaîne doivent être solides pour éviter les catastrophes. La lutte contre les inondations est généralement décrite selon plusieurs axes d’abord, la prévention en général : Les actions de prévention des inondations sont variées. Il peut s’agir de la réduction de l’aléa, c’est-à-dire la réduction de la fréquence ou de l’intensité des crues.
Cela passe par la préservation, la restauration ou le renforcement des capacités naturelles d’écrêtement des crues. Des actions peuvent être engagées afin de limiter la vulnérabilité des habitations, des entreprises, des infrastructures… La prévention passe également par la sensibilisation des populations, des services, des entreprises… Le risque inondation doit être mieux pris en compte dans chaque action de développement. En suite, il y a La protection. Les propriétaires, les collectivités participent à la protection des biens et des personnes. Il peut s’agir d’endiguement comme dans les zones de palus ou dans les zones de forte densité urbaine. Le dimensionnement des ouvrages, permettant le libre écoulement des eaux, constitue un point essentiel de la protection.
Pour la prévision et l’alerte : l’Etat doit mettre en place un service d’information performant, qui diffusera l’information sur les niveaux d’eau et les prévisions. En cas de dépassement des côtes d’alerte, les services de l’Etat informe les élus locaux qui déclencheront la chaîne d’alerte. sur les affluents non identifiés par le schéma directeur de prévision des crues, l’Etat laisse aux collectivités le soin de décider de la nécessité de mettre en place des systèmes locaux d’information. Sans omettre la gestion de crise et de postcrise : le maire est l’acteur central de la gestion de crise et de postcrise.
Avec l’aide des services départementaux de secours et des services de l’Etat, il fait face à l’urgence des situations. Les communes doivent préparer cette gestion de crise : c’est le plan communal de sauvegarde qui prévoit notamment les évacuations nécessaires, les priorités… « On entend par gestion de la post crise, l’ensemble des démarches visant à porter assistance aux sinistrés. Il s’agit de mettre en œuvre des solutions de logement temporaire, de faciliter le retour dans les habitations inondées, de remettre les activités économiques en capacité de produire », estime Amsouni. Avant de terminer son intervention et laisser la place à un débat avec le public, lequel était très nombreux, contrairement aux précédentes rencontres, l’orateur a rappelé rôle de chaque acteur.
« La lutte contre les inondations repose sur une multitude d’acteurs : l’Etat, les collectivités, les maires, les particuliers… Chacun participe, dans son domaine, aux actions de prévision (mesure des hauteurs d’eau…), de protection des personnes et des biens (gestion de la crise…) et de prévention (aménagement du territoire, mémoire du risque…) », conclut le jeune écologiste. L’Algérie a connu plusieurs inondations meurtrières, à l’instar des fameuses inondations de Bab El Oued en novembre 2002.
Depuis, très peu de choses sont concrétisées sur le terrain, afin d’éviter la répétition du drame. Il suffit de quelques gouttes de pluie pour que les citoyens se retrouvent dans des situations critiques. Il est plus que temps de se pencher sur cet aspect des choses car nos villes sont des cités-dortoirs où les commodités d’une vie digne sont, souvent, absentes ou inefficaces.
Ali Remzi
