Par: M. O. Benmokhtar
A voir de loin, on dirait que les écoliers sont vraiment gâtés. Les écoles, aujourd’hui, sont presque toutes dotées d’une cantine scolaire. Les écoliers se permettent même des petits déjeuners le matin. Un budget spécial a été dégagé pour ce «luxe» que n’avaient pas les générations anciennes. Elles qui ont vécu la misère pendant leurs années de scolarité étant donné que les conditions qui prévalaient au sein des établissements scolaires étaient loin d’être adéquates. Le temps a changé et c’est tant mieux pour les élèves. Mais voila que la situation n’a pas trop évolué contrairement à ce que l’on peut croire. Les apparences sont trompeuses ! L’image que l’on se fait sur l’école, à Tizi-Ouzou en tout cas, est loin de refléter la réalité. Cette situation qui n’est pas aussi flatteuse, touche également, selon des témoignages concordants et crédibles, les autres paliers, à savoir les collèges et lycées. Les cantines qu’on ouvre ça et là à travers les établissements scolaires de la wilaya ne remplissent finalement que…les yeux. Quant aux ventres des chérubins, ils ne sont que médiocrement servis. C’est dire que la bouffe qu’on y sert n’est guère satisfaisante. Des élèves préférant rester d’ailleurs sur leur faim, pendant toute la journée, que de manger dans ces cantines. C’est que la qualité des repas laisse à désirer. Cela est évident en fait, car ceux qui préparent ces repas ne sont pas spécialistes en la matière. Ils ne sont pas cuisiniers. Ils sont recrutés pour la plus part d’entre eux, comme des agents…d’entretien, dans le cadre du dispositif IAIG. En outre, il faudrait aussi parler du budget alloué pour ces cantines. Un budget qui ne permet pas de commettre «des folies», en matière d’achats. Non, les écoliers ne sont pas aussi gâtés que ça.
M.O.B
