Comment…taire ? : Dénatalité

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Par: M. O. Benmokhtar

Pour un phénomène s’en est bien un. La fermeture des écoles primaires ne cesse d’augmenter dans la wilaya de Tizi Ouzou. 47 établissements ont remis jusque-là les clefs, faute d’effectifs. Au rythme où vont les choses, on ne va pas s’arrêter là. D’autres écoles risquent de connaître le même sort dès l’année prochaine. Il n’est pas nécessaire d’être spécialiste en la matière pour expliquer le pourquoi de cette situation. La dénatalité en est pour beaucoup. En Kabylie, plus particulièrement à Tizi Ouzou, on a plutôt tendance à limiter les naissances. Et ce n’est forcément pas les campagnes de sensibilisation menées tambour battant dans cette optique par les autorités, durant les années 80 et 90, qui ont porté leurs fruits. La limitation des naissances a été dictée surtout par la situation sociale qui prévaut dans la région. Une situation faite de misère et de pauvreté. Les nouveaux mariés, dont le nombre se multiplie pourtant d’année en année, espèrent ainsi offrir à leur progéniture réduite, une meilleure qualité de vie, et s’épargner, du coup, de se compliquer la tâche. Avec seulement deux enfants à charge, des familles arrivent à peine à s’en sortir, tant le pouvoir d’achat est en nette régression. Malgré la mesure prise par leurs parents, la nouvelle génération d’enfants n’a pas atteint le top en matière de niveau de vie. Certes, ces enfants sont nettement mieux lotis que leurs pères et mères, les «fouroulou» d’hier, mais il est encore loin l’idéal escompté. L’amélioration des conditions économiques reste en fait, la solution pour tous les maux qui rongent la région.

M. O. B

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