Chadli Bendjedid confirme le naufrage de la vieillesse

Pourtant la blague du siècle fera de lui tout un président défaillant au pluriel et dont les directives et autres instructions politiques lui parvenaient d’un chef d’Etat d’un pays installé sur la rive nord de la Méditerranée. Le tout pour services rendus dans le soutien occulte qu’il lui a apporté lors de sa compagne électorale. C’est d’ailleurs, un sérieux journal de ce même pays qui dévoilera la mécanique souterraine de Chadli.

Par Abdenour Abdesselam

Qui ne se souvient du tas de caricatures verbales et dessinées réalisées par l’opinion publique autour des douteuses compétences de l’ex-président Chadli Bendjedid.

Durant tout son règne de gouvernant imposé par défaut, dans une fonction qui le surpassait de partout, l’opinion publique s’est payée de lui une belle récréation. La plus significative de ce caractère douteux de son aptitude à présider aux destinées du pays est la caricature qui le montre rire aux éclats, durant chaque conseil des ministres, en train de consulter discrètement son carnet scolaire alors bourré d’observations très salées de ses maîtres à son égard.

Pourtant la blague du siècle fera de lui tout un président défaillant au pluriel et dont les directives et autres instructions politiques lui parvenaient d’un chef d’Etat d’un pays installé sur la rive nord de la Méditerranée. Le tout pour services rendus dans le soutien occulte qu’il lui a apporté lors de sa compagne électorale. C’est d’ailleurs, un sérieux journal de ce même pays qui dévoilera la mécanique souterraine de Chadli.

Le revoilà réapparaître avec sa légendaire arrogance et son mépris inhumain à propos de la question berbère en Algérie. Le mauvais élève qu’il a été et qu’il demeure encore, surtout en matière d’histoire, récidive en imposant encore une fois une origine fantaisiste orientale des Berbères. Libre à Chadli de tronquer ses origines berbères en origines orientales ou tout autre mais qu’il sache que sa liberté en matière de renoncement identitaire, s’arrête à lui seul tout ancien président qu’il a malheureusement été et à ceux qui pensent comme lui. Il est vrai qu’il ne pardonnera jamais à la Kabylie de s’être soulevée un certain 20 avril 1980. Ce soulèvement a dévoilé que le pouvoir qu’il incarnait avec tout l’arsenal policier tristement célèbre et si craint de tous n’était en réalité pas si puissant qu’il paraissait. La grande fissure que la Kabylie infligera en pleine carapace à l’appareil répressif au cours de plusieurs autres soulèvements s’en ira grandissante jusqu’à provoquer la fatale et inévitable déflagration du 5 octobre 1988. Chadli verra son règne s’effriter jusqu’à sa chute lamentable. Aujourd’hui, du haut de son âge avancéil nous rappelle une citation d’un grand homme politique : “La vieillesse quel naufrage !”. Aujourd’hui, du haut de son âge avancée il vous rappelle ne citation d’un grand homme politique

A. A.