Comment…taire ? : Friperie, quand tu nous tiens !

Par: M. O. Benmokhtar

L’Aïd est donc fixé pour le 16 novembre prochain, et d’ores et déjà les préparatifs vont bon train pour être au rendez-vous. En effet, les marchés ne désemplissent pas à longueur de journées. On se dépêche à faire ses emplettes et ce au grand bonheur des commerçants. ces derniers ne ratent pas ces occasions «de fêtes» pour se remplir les poches, prenant peu en considération la situation financière des pans entiers de la société qui vivent dans la misère. Cela dit, il y a une solution pour tout, comme on dit. Ces misérables ont pris l’habitude de se débrouiller à leur manière, s’en sortant tant bien que mal. Il n’est d’ailleurs pas étonnant si le jour j, le traditionnel sacrifice se fera à grande échelle malgré les prix exorbitants du mouton. Comment fait-on pour s’offrir un mouton de pas moins de 20 mille dinars ? Ce n’est pas sorcier, on opte pour le système « b ». C’est en ces périodes là qu’on s’endette le plus. Pour les autres « ingrédients » de l’Aïd, les habits à titre d’exemple, l’alternative est offerte à travers la friperie. Force est de constater que dans la wilaya de Tizi-Ouzou, les marchés spécialisés sont pris d’assaut chaque jour davantage. C’est dans ces endroits que les pauvres trouvent leur compte pour se vêtir. Les «luxurieux» magasins doivent certainement en vouloir à ces «marchés – chiffons». Eux, ils ne connaissent pas la même affluence. Cela veut tout dire…

M. O. B