« C’est peut être la ligne la plus saturée », nous dit un parent qui attendait le bus en compagnie de sa fille. En effet, les samedis ou les dimanches matins, c’est la débrouille pour ces centaines d’étudiants et d’étudiantes. Si les bus chargeaient leurs clients au niveau de l’arrêt habituel, à proximité de la mosquée du centre ville, ce ne sera plus le cas. Ils marquent des arrêts n’importe où si bien que les étudiants et surtout les étudiantes avec leurs bagages, doivent faire toute une gymnastique dans l’espoir peut être d’accéder enfin à l’intérieur du bus,après bien sûr avoir fait des pieds et des coudes. « Je suis arrivée ici à six heures trente, mais à chaque fois qu’un bus passe, il ne marque pas d’arrêt. Quand on va tout près de l’ex Sempac, les chauffeurs nous disent qu’ils ne chargent pas. Juste un peu plus tard, ils démarrent bondés de monde », nous dit une étudiante très essoufflée aprèsd’innombrables efforts. Cela est visible chaque samedi et chaque dimanche. Même au niveaude la station des Taxis, On ne trouve plus de place. Ce scénario se répète à longueur d’année, poussant des étudiantes à passer plusieurs week- ends de suite dans les résidences universitaires. « Il m’arrive de rester plus d’un mois sans voire ma famille », nous dit une autre jeune fille. Une fois, ces étudiants sont à l’université ils pensent déjà à ce qu’il les attende au retour. « C’est encore pire les jeudis au retour. En plus des étudiants qui rentrent chez eux, il y a aussi ceux qui viennent d’Alger ou de Tizi-Ouzou. Je n’aime pas que le week- end arrive. Ce sont d’autres tracasseries qui nous attendent », a préféré enchaîner un autre étudiant. A qui incomberait cette situation? Au manque de transporteurs? A l’anarchie? A la mauvaise organisation? Ce sont là des questions qui taraudent tant d’esprits. Une seule réponse est prête:il faut que la ville de Draâ El Mizan se dote d’une gare routière pour que cette anarchie soit bannie.
Amar. Ouramdane.
