Depuis des mois, il n’est pas rare de rencontrer des chiens errants faire le tour du territoire de la commune, de jour comme de nuit, allant de village en village à travers des ruelles sinueuses. Dans un vaudeville incessant, ces chiens quémandent quelques générosités auprès des poubelles qui «ornent» les coins de rues; là où ils arrivent à gober un morceau enfoui entre des loques de sacs et autres détritus. Jadis, les gens avaient pour premier réflexe à la vue de l’espèce canine roder insolemment ici ou là la prise d’une pierre pour lui asséner un coup et chasser le mal. Autres temps, autres mœurs ! Ce réflexe s’est émoussé le chien fait trop peur et le citoyen se montre civilisé ! Ainsi, chaque jour que Dieu fait, aux premières lueurs naissantes, lorsque les écoliers s’en vont rejoindre les établissements scolaires, insouciants et distraits, les rencontres entre enfants et chiens tournent inéluctablement à l’avantage de la bête qui surgit comme en une embuscade ourdie. Le spectacle est regrettable; l’enfant fuit, le chien attaque. Le mal est fait…Voici des jours que ce genre d’agressions se fait signaler. Conséquence : Les enfants ont la frousse. Les parents sont inquiets. Mais, jusqu’à quand ?En l’absence de toute campagne de sensibilisation digne de ce nom contre les dangers de l’espèce canine, manque ou absence de campagnes d’abattage efficace des chiens errants, absence de verbalisation des citoyens qui laissent leurs molosses en liberté indéterminée, tirer la sonnette d’alarme est un minimum syndical. «Avec le début de la cueillette des olives qui s’annonce ces jours-ci, les chiens errants font vraiment pressentir le danger à tout moment. Nous sommes vraiment désarmés face à ces envahisseurs», professe un habitant du village Lejnane. Porteur de maladies, agent agressif, Le meilleur ami de l’Homme n’est plus ce qu’il était. Actuellement, les esprits versent résolument dans le droit à la méfiance face à des meutes qui font de plus en plus la loi. Menaçants, ils disputent les trottoirs aux passants et assiègent les places publiques en toute impunité. Les autorités locales ont-elles un programme pour endiguer ces crocs dangereux ??
T. D.
