Le taux de réussite, le problème de transport, la cantine et le préau sont entre autres les points qui seront débattus.
Une fois n’est pas coutume, l’assemblée générale de l’association des parents d’élèves du CEM Belyamine Mohand Tahar a fait salle comble. «Ne vous fiez pas aux apparences. Nous sommes 20% de parents, mais où sont les autres? », dit un parent pour marquer que, malgré tout, l’affluence est insuffisante. En présence du chef de la daïra, du P/APC et du directeur de l’établissement, les ingrédients humains en vue d’un échange fructueux étaient bien réunis et le moment fut enfin propice pour soulever les épines qui «assombrissent» le parcours de l’élève. Et les épines ne manquent pas ! Le taux de réussite, le problème de transport, la cantine et le préau sont entre autres les points qui seront débattus. D’une intervention à une autre, le ton est revenu à un consensus pour un travail collectif dans lequel chaque segment prendrait ses responsabilités. Cette réunion a été aussi l’occasion pour le nouveau chef de daïra de palper l’épaisseur des problèmes de la région. A une question d’un parent, il avoue qu’il ferait de son mieux pour permettre aux élèves qui habitent loin (Boumellal ou Ath Soula par exemple) de se restaurer dans une école proche en attendant la construction d’une cantine scolaire. Aussi, pour éviter la clochardisation de l’élève pendant les heures libres, il est proposé de maintenir l’élève en salle de classe. La charge n’est pas facile ! Le directeur de l’établissement regrette l’absence d’un surveillant général dont le vide est plus qu’apparent, irremplaçable. L’actuel, souligne-t-il, est encore en maladie. La surcharge des classes est aussi un facteur évoqué pour illustrer la difficulté de l’enseignant à mettre une idée dans chaque cerveau. D’où la proposition de : «construire un nouveau CEM à côté du lycée actuel et permettre ainsi aux élèves de se rapprocher de leur domicile, alléger les classes et éliminer plusieurs problèmes sous-jacents». Se tournant vers les présents, un parent d’élève dira : «Comment expliquer qu’au début de l’année les parents viennent à 100% pour récupérer les 3 000 DA d’aide pour jeter aussitôt après l’éponge ?», avant de sermonner : «La réussite dépend énormément des efforts des parents, par un accompagnement étroit de nos enfants durant toute l’année scolaire ». Ainsi, la boucle s’est bouclée dans un jeu de miroir où chaque responsable s’est retrouvé devant ses propres errements. La construction d’une salle de sport, l’organisation de concours sportifs et culturels ont été des points forts sur lesquels l’assemblée s’est mise d’accord pour l’épanouissement constructif de la personnalité de l’élève. Au terme des débats, l’ambiance s’est hissée à l’optimisme. Le taux de réussite est passé de 56% (en 2009) à plus de 71% (en 2010). «Inchallah, le meilleur sera dans l’avenir proche!», espèrent les parents dans un élan unanime «pour honorer la mémoire du chahid Belyamine Mohand Tahar dont le CEM porte le nom» et tracer le sillon de la réussite à chaque élève.
T. D.
