La Kabylie, c’est un peu la Catalogne, mais pour les Kabyles c’est plutôt Zidane…
Morinhou, Guardiola, Ronaldo, Messi… autant, et plus encore, de figures et de duels sur lesquels le monde se branchera ce soir
Lorsque le Real Madrid et le FC Barcelone croisent le fer, tous les regards des amateurs de football se tournent vers l’Espagne. A chaque rencontre entre les deux clubs, des millions de passionnés du ballon rond retiennent leur souffle sur toute la planète. La Kabylie n’est pas en reste, elle qui respire le foot comme toutes les autres régions du pays, ne parle que du Classico de ce soir. Malgré les aléas de Dame nature avec ce froid de canard qui sévit ces derniers jours dans la région, il ne se passe pas un jour sans que l’on ne demande des nouvelles du rendez-vous entre Merengues et Blaugrana. Messi sera-t-il de la partie ? Ronaldo est-il remis de sa dernière blessure ? Le Real réussira-t-il à inverser la vapeur sous la houlette de Mourinho ? Le Barça de Guardiola enchaînera-t-il un cinquième succès face à son ennemi juré ? Au-delà des questions purement sportives, le Classico de ce soir accapare également les esprits des politiciens espagnols. Et pour cause ! Barça – Real est avant tout une question de suprématie politique entre deux régions qui n’ont jamais caché leur guéguerre. Le report du match de 24 heures, de peur de voir les Catalans bouder les urnes lors des élections régionales de la Catalogne qui ont eu lieu la veille, est la preuve parfaite que le Classico passe avant tout autre événement majeur du pays. Ce soir, toute la planète sera rivée sur le Camp Nou et il n’est pas à écarter que tous les records d’audience de l’année seront battus pour un classico qui fait chavirer le cœur de tous ceux qui respirent le ballon rond. Le Real Madrid, qui occupe la première place au classement après quatorze journées avec un point d’avance sur son adversaire du jour, se présentera sur le terrain dans la peau du favori, lui qui n’a pas connu de défaite depuis le début de la saison, toute compétitions confondues. En face, les camarades de Xavi, qui ont enregistré une seule défaite en championnat face à la modeste équipe de Hercules Alicante, ne comptent pas laisser filer cette aubaine d’accueillir le leader afin de l’épingler et le distancer au classement pour la première fois de la saison. C’est pour dire que les Catalans, qui affichent une superbe forme ces dernières semaines, en témoigne le carton de 8 à 0, infligé la semaine passée au FC Almeria, feront tout pour remporter le duel de ce soir et pourquoi pas, s’ouvrir le chemin de la consécration en Ligua, face à leur adversaire numéro un, car tout le monde le sait : le championnat en Espagne se joue souvent entre les deux frères ennemis et l’équipe qui remporte le Classico aura de grandes chances de terminer à la première place en fin de saison.
Ali Chebli
