Ighram / Le projet de gaz à l’étude

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Le projet de raccordement d’Ighram, du moins une partie de la commune, au réseau de gaz naturel est en phase d’étude. D’après M. Ibaliden, le premier magistrat de la commune, la circonscription sera alimentée à partir du village Azaghar, où une localisation de terrain pour l’implantation d’un poste de détente a déjà été opérée.

L’édile nous fera savoir que le lancement de la première tranche de ce projet est prévu pour l’année 2011. «Le raccordement concernera, en plus du chef-lieu communal, les villages Adassi, Laâzib Oulahdir, Irsen, Ighil Nacer et Hellil», nous a déclaré le maire. L’impacte attendu de ce projet est considérable puisqu’il permettra de faire bénéficier de cette commodité près de la moitié de la population de la circonscription, qui totalise au dernier RGPH 12 050 habitants. Selon le P/APC, il est également question de l’extension du projet aux autres villages situés à l’amont du chef-lieu. Mais cela interviendra seulement après l’achèvement de la première tranche. «C‘est plutôt de bonne augure que les pouvoirs publics songent enfin à s’occuper de ces contrées déshéritées, même si ce n’est pas demain la veille que les habitants des villages Azzouna ou Tighilt Makhlouf vont goûter aux bienfaits de cette énergie», lâche, un tantinet sceptique, Bachir résident à proximité du chef-lieu communal. «Nous avons trop enduré les tracas liés à la bombonne de gaz butane pas toujours disponible, surtout en période hivernale. On ose espérer que les autorités vont enfin s’attaquer aux problèmes de fond qui poussent les campagnards à s’en aller s’établir dans les cités urbaines», réplique un autre citoyen du village Hellil. Et à un autre habitant de Laâzib de renchérir : «je connais plein de gens originaires d’Alma Ougnane et d’Ath Amar Ouzeggane demeurant à Akbou et qui ne demandent qu’à retourner au bercail, pour peu qu’ils y trouvent les conditions propices à une vie décente, ce qui est, hélas, loin d’être le cas pour le moment».

N. Maouche

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