En effet, dans une déclaration d’accompagnement à une pétition lancée dans le milieu associatif de la région, les membres de l’AAJ d’Ath Yenni pointent du doigt la directrice de l’auberge de jeunesse qui a selon eux, déposé plainte, contre un membre de l’association “Asafu” de Taourirt El Hadjadj, en “l’accusant d’avoir fait des propos diffamatoires à son encontre”, au moment où il accompagnait les invités lors de la semaine culturelle en juillet dernier. “La directrice a-t-elle attendu ce moment pour régler ses comptes, suite au licenciement de son conjoint, ex-directeur de la même auberge à l’effet d’une grave erreur qu’il avait commise à l’encontre de notre association, Asafu, en août 2003. Pourquoi s’acharne-t-elle contre toutes les initiatives de jeunes, en ne citant que ces exemples : fermeture du portail de l’auberge donnant vers le stade communal, refus de servir un peu d’eau aux jeunes garçons lorsqu’ils terminent un match de football…”, souligne le même document qui poursuit. “Ces questions nous les posons aux responsables de la Direction de la jeunesse et des sports de la wilaya de Tizi Ouzou, pour réagir et prendre les mesures nécessaires au redressement de cette auberge oubliée”, car, “nous ne voulons pas croire que la DJS puisse défendre sciemment une directrice dont le bilan est clairement catastrophique, et ne jouissant d’aucune estime ou sympathie auprès de la population de Beni Yenni”. Par ailleurs, à travers le même texte, ses rédacteurs exhortent toute la population de daïra de Beni Yenni et les associations activant dans ce patelin à plaider pour le départ “immédiat” et “définitif” de l’actuelle directrice de l’auberge de jeunesse de Beni Yenni, et ce, par voie d’une pétition que sera adressée au ministère de la Jeunesse et des Sports.“Cet espace qui devait avoir comme vocation, une passerelle où se croisent les cultures et les idées, semble, aujourd’hui, et désormais, un rêve utopique. La raison d’être de cette structure est complètement déviée de ses vrais objectifs au profit des intérêts occultes et individualistes des locataires de l’auberge”, estime encore les rédacteurs de la déclaration.Enfin, apparemment le torchon brûle entre les animateurs du tissu associatif et la directrice de l’auberge de jeunesse de Beni Yenni et la situation risque de se corser encore davantage si les responsables concernés (le DJS, entre autres), continuent de faire la sourde oreille à ce “bras de fer” qui semble défrayer la chronique dans la daïra de Beni Yenni.
A. Hafidh
