Les étudiants menacent de renouer avec la protestation

La situation est calamiteuse dans plusieurs départements et résidences rattachés à l’université de Tizi-Ouzou, rapportent les étudiants, qui menacent de recourir encore une fois à la grève.

Le malaise est à son comble à l’université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou. Les étudiants de plusieurs départements et de résidences universitaires, clament leur colère contre les nouvelles reformes de l’université visant à bloquer l’accès au post-graduation pour les étudiants du système classique, mais et aussi les mauvaise conditions de vie à l’intérieur de la majorité des résidences universitaires, qu’ils subissent au quotidien, sur les campus et les sites que compte l’université de Tizi-Ouzou, une vague de colère risque bel et bien d’alimenter encore une fois, une révolte estudiantine, des la fin des vacances d’hiver. Plusieurs mois se sont écoulés depuis la rentrée universitaire. Et pourtant, la situation est calamiteuse dans plusieurs départements et résidences rattachés à l’université de Tizi-Ouzou, rapportent les étudiants, qui menacent de recourir encore une autre fois à la grève pour exprimer un mécontentement général devant les promesses non tenues des responsables de l’université. A l’institut de droit de Boukhalfa, la révolte a gagné l’ensemble des étudiants, rappelons que le mouvement de grève, enclenché depuis la semaine dernière, s’est manifesté suite aux décisions du ministère de supprimer l’examen du Capa (Certificat d’aptitude professionnelle d’avocat), ainsi que le transfert de l’examen de magister à l’Université d’Alger. Les étudiants demandent à ce que les licenciés de l’ancien système s’inscrivent en Master LMD. Ils réclament aussi de fixer une date pour l’examen du Capa. Pour leur part, les membres du comité des sciences juridiques le « cisj », menacent de radicaliser leur mouvement en recourant à la rue, si l’administration continue de refuser le dialogue. La vague de colère a aussi touché la faculté des sciènes économiques au campus de Hasnaoua, lors d’une journée de grève tenue juste avant les vacances, les économistes ont tenu à exprimer leur colère contre toute l’anarchie qui a caractérisé la rentrée universitaire dans leur faculté vu le retard enregistré dans les inscriptions et le début des cours. En effet, le comité des étudiants des sciences économiques a tenu à dénoncer le gel du magistère et la mauvaise prise en charge pédagogique au sein de leur faculté tout en soulevant le manque flagrant de moyens et d’équipements nécessaires pour leur formation, notamment le déficit enregistré dans le nombre de salles destinées a leur faculté le manque d’ouvrages et de références dans leur bibliothèques, mais aussi l’absence d’espaces de recherche scientifique. Mais ils n’y pas qu’aux campus que des actions de protestation risquent de s’enclencher. Un peu partout dans les résidences universitaires que compte l’université de Tizi-Ouzou, les étudiants montent au créneau pour s’indigner contre l’état catastrophique des résidences et des restaurants universitaires, et le manque de bus du transport universitaire, mais aussi la dégradation de la situation sécuritaire. Ces derniers ont entamé dès la rentrée universitaire, plusieurs actions de protestation, afin de s’insurger contre les conditions « inhumaines » dans lesquelles ils sont hébergés, mais les responsables concernés tardent à réagir.  » Regardez dans quel état nous vivons. Nous avons des coupures d’électricité et d’eau potable au quotidien, alors que les chauffages ne fonctionnent pas dans la majorité des chambres. Nous ne pouvons ni étudier ni dormir tranquillement, tellement le froid et la peur nous ont persécutés toute la nuit », se désole Ali, résident à la cité de Oued Aïssi. Désormais, c’est au tour des étudiants de l’université de Tizi-Ouzou de rejoindre les autres mouvements de protestation entamés par les étudiants de l’université Abderahmane Mira de Béjaïa et ceux du centre universitaire Akli Muhand Oulhadj de Bouira.

Oussama khitouche