Le calvaire au quotidien sur la route de l’Hôpital

La route menant vers l’hôpital de Larbaâ Nath Irathen, dans la wilaya de Tizi-Ouzou, ne cesse de faire parler d’elle, ces dernières années.

A peine le cauchemardesque épisode de l’affaissement de terrain, au niveau du chantier de réalisation des 60 logements sociaux participatifs et l’éreintant détour, imposé prés d’une année, commence à s’évaporer des esprits, qu’un autre problème, et non des moindres, apparaît pour rendre la vie difficile aux automobilistes et autres usagers de cet important tronçon de route. Ces derniers vivent le calvaire au quotidien, et ce, au nez et à la barbe des autorités en charge du dossier. A l’origine de cette pénalisante situation, le stationnement anarchique à proximité de l’infrastructure hospitalière des frères Hadbi, foulant aux pieds les règles élémentaires de la circulation routière. Des automobilistes créent des bouchons monstres, notamment pendant les heures de visite entre 13H et 15H. Le flux que connaît cet empan de route, desservant également un important collège et un lycée, en ce moment crucial de la journée, pousse l’exaspération des conducteurs à atteindre son paroxysme. Excédés généralement par la lenteur du trafic et en l’absence de l’ombre d’un policier, certains parmi eux n’hésitent pas à s’en prendre aux autres usagers. Il ne passe d’ailleurs pas un jour sans que l’on signale au même moment et même endroit, de violentes altercations, des cas où on en arrive parfois même aux mains, sont assez fréquents au grand dam des familles venant s’enquérir de la santé des leurs. Cet état des choses n’est pas sans conséquences, faut-il le préciser, sur la santé des malades.

L’engorgement au niveau du tronçon en question, n’est pas fait pour arranger les affaires du nombre de plus en plus important de citoyens qui affluent vers le pavillon des urgences, se trouvant à un jet de pierre de l’hôpital. Connue pour la qualité de ses soins, l’infrastructure de Larbaâ Nath Irathen est quotidiennement prise d’assaut, en provenance même des communes voisines. L’ampleur des désagréments n’est pas sans susciter une vague de mécontentement et d’indignation parmi la population locale. Le sujet accapare quasiment toutes les discussions. Sur les lieux, des citoyens visiblement irrités par le laisser-aller, tentent désespérément de situer les responsabilités. Au moment ou les uns ne vont pas du dos de la main pour fustiger l’inertie des autorités concernées, qui n’en font même pas cas, clament-ils, les autres pointent le doigt accusateur sur la direction de l’hôpital, faute de ne pas laisser les portes ouvertes du parking, pendant ces moments d’affluence, arguent-ils. D’aucuns préfèrent plutôt remettre carrément en cause le choix de l’assiette abritant les locaux pour chômeurs, lequel à leurs yeux, est derrière le rétrécissement de ladite voie. Quant aux moins sceptiques, pour qui l’équation parait beaucoup plus facile, de simples mesures suffiraient largement à fluidifier la circulation automobile au niveau de cet endroit, soutiennent-ils mordicus. En attendant, rien n’indique le bout du tunnel. Le fameux plan de circulation ainsi que les projets d’amélioration urbaine pourtant annoncés en grande pompe à maintes reprises sont vraisemblablement remis aux calendes grecques.

Ferhat Rahoual