La population, notamment les personnes âgées et celles malades, les réclament – Des toilettes SVP !

Soulager sa vessie à Béjaïa, en dehors de la maison où l’on habite, de son lieu de travail ou de l’hôtel où l’on a retenu une chambre, n’est pas chose aisée. Les toilettes publiques, si elles existent, elles se comptent sur les doigts d’une seule main et sont presque jamais propres. Souvent, vous n’y trouverez ni eau ni papier, et les lunettes sont remplies jusqu’à empêcher la porte de s’ouvrir correctement. Ce qui vous donne une seule envie, celle de vous éloigner rapidement de ces lieux. Dans les cafés maures et les cafètes qui sont théoriquement des lieux publics, il y a normalement des toilettes ouvertes au public, lesquelles sont bien entretenues. Mais ces cafés qui honorent leurs gérants et la ville sont malheureusement rares, voire très rares. Dans la majorité des cas, les portes des toilettes sont fermées à clé que le caissier garde avec lui, ce qui veut dire qu’il faut d’abord consommer et payer pour avoir accès aux toilettes. Si vous ne consommez pas, le caissier vous dira que la porte est fermée parce qu’il n’y a pas d’eau courante. Dans d’autres cafés, l’astuce trouvée est de fermer la porte des toilettes par des piles de caisses de limonades. Ces caisses sont là comme par hasard, comme s’il n’existe pas d’autres endroits où les mettre. L’autre ruse trouvée aussi par certains cafetiers pour empêcher les clients d’user de leurs toilettes est d’en fermer la porte et d’écrire sur celle-ci en gros caractère «fermé pour réparations». Des réparations qui, évidemment, ne se terminent jamais. Que faire avec cette forêt d’artifices utilisés par les tenants des cafés qui sont en principe des lieux publics, pour empêcher les gens de se soulager en cas de besoin. Si pour les hommes, il est toujours possible de trouver un coin de rue et de vider la vicie quitte à ce que la pudeur en prenne un coup ; pour les femmes, c’est autre chose. Que les cafetiers usent et abusent d’astuces pour empêcher les gens de «salir» leurs toilettes, soit ! Mais que les services d’hygiène ferment les yeux, comme s’ils ne sont au courant de rien, Là ça ne va pas !

B. Mouhoub