Poursuivant son périple de visite des communes de la wilaya, M. Touhami Ahmed Hamou, wali de Béjaïa, accompagné d’une délégation comprenant un sénateur, quatre députés, des élus APW et des directeurs de l’exécutif, a consacré la journée du mercredi passé à la visite de trois communes de la daïra d’Amizour : Beni Djelil, Feraoun et Amizour. Poursuivant son périple de visite des communes de la wilaya, M. Touhami Ahmed Hamou, wali de Béjaïa, accompagné d’une délégation comprenant un sénateur, quatre députés, des élus APW et des directeurs de l’exécutif, a consacré la journée du mercredi passé à la visite de trois communes de la daïra d’Amizour : Beni Djelil, Feraoun et Amizour.
A Beni Djelil, qui est la 44e commune, où il s’est déplacé depuis son installation qui a eu lieu il y a moins de 3 mois, et avant de réunir les élus APC et les membres de la société civile pour une séance de travail, il a successivement inspecté un chantier de réalisation d’une bibliothèque communale à Aghaba et un projet de réalisation d’un stade au chef-lieu du la commune.
Lancée dans le cadre du FCCL, la bibliothèque dont les travaux ont repris en décembre 2010, sera livrée dans trois mois, selon la fiche technique. Quant au stade dont les travaux de terrassement sont terminés, il reste la construction de gradins pour les spéctateurs et celle d’un mur de clôture.
Lors de la réunion de travail, les débats ont porté essentiellement sur la construction d’un lycée, le réseau routier, les PPDRI, l’alimentation en eau potable et le raccordement des villages au gaz de ville. Concernant la fourniture de cette énergie pour cette commue qui est située à quelque 1200 m d’altitude, les services concernés de la wilaya annoncent que le programme 2010-2014 prévoit son branchement en gaz de ville.
Comme il est pratiquement impossible de réaliser tous les projets à la fois, le wali a conseillé aux élus locaux de dresser un ordre de priorité des projets et de les attaquer l’un après l’autre.
Dans la commune de Feraoun, avant de rencontrer les élus APC et les responsables des associations, le premier responsable de la wilaya et la délégation qui l’accompagne, ont eu à inspecter une polyclinique et un chantier de réalisation d’une crèche communale.
Fonctionnant dans une ancienne SAS de l’armée coloniale, la structure sanitaire demande à être rasée et remplacée par une autre digne de l’Algérie indépendante, quant à la crèche communale, elle atteint un taux d’avancement de 70%, et les crédits pour sa réalisation demandent à être réévalués.
Lors de la séance de travail, le wali et la délégation qui l’accompagne, apprendront que les problèmes de la population de Feraoun sont les mêmes que ceux que vivent celle de Beni Djelil, sauf qu’ici, un lycée 800/200 a déjà été inscrit en 2005, mais n’a connu aucun début de réalisation à cause, apprend-on, de l’indemnisation des propriétaires de l’assiette de terrain du lycée.
L’autre bizarrerie signalée au wali, concernant les PPDRI est que Feraoun, commune située à plus de 50 km du chef-lieu de wilaya et sur une altitude avoisinant les 1000 m, est classée en zone urbaine et donc non éligible pour le PPDRI.
Par ailleurs, il annonce que 700 foyers de la commune seront branchés au réseau du gaz de ville durant le plan 2010-2014. Au cours de son intervention, le wali a insisté sur le fait qu’avant de demander de nouveaux crédits pour la réalisation de projets, il faut commencer par ceux qui sont déjà accordés.
Pour ce qui est de la commune du chef-lieu de daïra, les chantiers visités sont ceux d’une crèche communale de 80 places, dont le taux d’avancement physique et de 60%, et les crédits consommés s’élèvent à 94%, donc le projet est à réévaluer, de la réalisation de gradins et d’une tribune couverte au stade communal où les restes à réaliser sont estimés à 81 millions de DA et enfin de celui de renforcement du pont de Oued Amizour situé au PK 16,5 km, pour un montant de l’ordre de 22 millions de DA et dont le taux d’avancement physique est évalué à 35%.
Au Centre culturel Abd El-Malek Bouguermouh, qui a abrité la rencontre avec les élus et la population, après que le maire ait présenté sa commune, la parole est donnée aux élus et à la population.
Mais vu le grand nombre de personnes, parfois passionnées, qui veulent prendre la parole, le débat est vite devenu houleux et parfois même, à la limite, incontrôlable.
Et comme par ailleurs, il se fait tard, le wali a préféré mettre fin à la séance de travail en promettant de revenir dans les toutes prochaines semaines.
B. Mouhoub
