La JSK dénonce et menace !

Partager

La dernière décision prise par l’APW de Tizi Ouzou, de supprimer la subvention annuelle de l’ordre de 1,5 milliard de centimes à la JSK dans le cadre du BP 2011, a suscité moult réactions, à commencer par la direction du club kabyle qui a menacé de se retirer des autres sections du club dans le cas où l’APW ne reviendrait pas sur sa décision.

Pour rappel, la décision de suppression de ladite subvention que la JSK recevait chaque année, à l’instar de l’ensemble des clubs de la wilaya, a été motivée par le fait qu’avec l’entrée en vigueur du professionnalisme dans le football algérien « la JSK est devenue une société commerciale de droit privé qui a ses propres sources de financement et ne peut donc prétendre à des subventions avec les deniers publics « , ont estimé des élus, intervenus en plénière pour argumenter le rejet de cette subvention, proposée par le DAL au titre du budget primitif de la wilaya pour 2011. Apres le refus d’attribuer la subvention à la JSK, les élus de l’APW ont décidé de réaffecter cette somme de 1, 5 milliards au profit des autres clubs sportifs amateurs de la wilaya. Une somme qui s’ajoutera au milliard de centimes habituellement attribué à ces clubs. Ces derniers se verront donc partager une cagnotte de 2, 5 milliards de centimes pour cette année. Pour sa part, la direction de la JSK n’a pas tardé pour réagir à cette décision, allant jusqu’à menacer de se retirer des autres sections avec leurs 150 athlètes que compte le CSA JSK car selon la direction kabyle, les arguments de l’APW ne tiennent pas la route, du moment que seule la section football de la JSK est concernée par la futur SPA et les autres sections, à l’image du hand ball, baskett-ball et athlétisme sont toujours sous la houlette du CSA JSK, donc non concernées par le passage au professionnalisme. Pour le vice-président de la JSK, Mustapha Ouaked qui s’est exprimé sur la question au lendemain, du vote de ladite décision par l’APW  » seule la catégorie seniors de la section football est concernée par le statut de SPA et que uniquement cette catégorie est concernée pour le moment par le professionnalisme. Le reste des catégories de la section Football ainsi que les autres disciplines sportives gardent toujours le statut d’amateur et rien ne les empêchent de bénéficier d’une aide financière de l’Etat ou des autorités locales  » estime le vice-président de la JSK qui n’a pas hésité à lancer un ultimatum en direction de l’APW afin de revoir sa décision, sinon ajoute-t-il, la direction du club sera obligée de se retirer de la gestion des autres sections rattachées au CSA JSK. Une décision qui ne sera malheureusement pas sans conséquences sur la vie du club et les 15O athlètes qui composent les autres sections qui seront ainsi privés de pratiquer leur sport favori.

Devant cette situation, plusieurs voix se sont élevées pour réclamer à l’APW de revoir sa décision ou du moins attribuer cette somme de 1,5 milliards directement aux différentes sections que compte le CSA JSK afin de ne pas compromettre la carrière des centaines de jeunes athlètes affiliés aux différentes sections du CSA JSK, dont le statut ne diffère pas de celui des centaines autres clubs sportifs amateurs de la wilaya dont la subvention de l’APW est toujours maintenue dans le BP 2011.

Les élus du FLN solidaires de leurs camarades débarqués, contre le P/ APW

Sur un autre registre, le P/APW de Tizi Ouzou qui, a engagé un bras de fer avec le FLN en débarquant les deux adjoints de cette formation, Metahri et Hanouti en l’occurence, se retrouve dans une situation compliquée. En effet, face à la solidarité exprimée par les élus du FLN à leurs deux collègues qui demandent, ni plus ni moins, leur réhabilitation, il sera difficile pour le parti de Belkhadem de lâcher les désormais ex-vice-présidents et de nager à contre courant de la position de la base même si le Parti en tant qu’appareil ne s’est jusque là pas exprimé sur la question. Ce dernier a en fait deux choix : soit accepter un deal avec le RCD avec notamment le remplacement d’un des élus exclus de l’exécutif de l’APW, ou carrément les deux, serait une optique suicidaire pour l’ex parti unique. Dans le cas contraire, à savoir la réhabilitation des deux adjoints déchus, c’est le RCD qui se retrouverait complètement décrédibilisé vis-à-vis de l’opinion, puisqu’à ce moment là il sera contraint de se déjuger. Et fatalement, au vue des proportions prises par cette affaire, il est clair que l’une des deux parties se cassera les dents dans ce bras de fer. Mais qui aura le dernier mot ? C’est la question auxquels les observateurs de la chose politique à Tizi-Ouzou restent suspendus. Le P/ APW restera-t-il sur sa position ? Le FLN sacrifiera-t-il ses deux élus sans réagir ? Pour l’heure, la situation est en stand by en attendant un éventuel retour à l’Assemblée devant laquelle le P/ APW devrait faire voter son nouvel exécutif. Et là à défaut d’un vote favorable des élus du FLN, l’on s’achemine droit vers un blocage, et à ce moment là ce sera l’effritement de la majorité FLN – RCD.

A. C.

Partager