Les projets de proximité de développement rural intégré ( PPDRI ) leur consistance et leur financement et les problèmes rencontrés lors de leur mise en œuvre ont été l’un des sujets.
Abordés pour le conservateur des forêts de la wilaya de Béjaïa Ali Mahmoudi lors de l’émission “Forum N’Soummam” du lundi dernier, dont il a été l’invité ils sont destinés, souligne-t-il, à améliorer les conditions de vie des populations rurales, à fixer les mêmes populations dans leurs villages et éventuellement initier au retour ceux qui ont quitté leurs maisons ancestrales pour s’installer dans les villes ; ces programmes de développement comportent deux volets en fait. D’abord, la réalisation d’actions à usage individuel c’est à dire des projets portés par des ménages ruraux qui consistent à l’ assistance par l’Etat à la création, entre autre, d’unités d’élevage de caprins, d’ovins et de bovins et même à l’installation de ruches pleines, l’autre volet consiste en la réalisation d’ actions à usage collectif dans d’autres projets ; il s’agit concrètement de l’ouverture de pistes, d’adduction d’eau potable, du réseau d’assainissement, d’électrification des villages, de réalisation d’école ou de centres de soins ; tout ce qui permet d’améliorer de manière sensible, la vie des populations rurales. La conservation des forêts qui est chargée de piloter et de coordonner l’ensemble de ces opérations souligne que ces programmes intégrés concernent l’ensemble des directions de l’exécutif de la wilaya en ce sens que chaque direction est tenue d’intervenir dans le domaine qui la concerne.
L’invité de l’émission ajoute que s’agissant de la wilaya de Béjaïa qui compte 52 communes, 37 parmi celles ci, sont considérées comme des communes rurales c’est à dire illigibles aux programmes PPDRI, les 15 autres ne sont pas concernées. Cependant l’orateur n’explique pas le fait que la commune de Feraoun qui est à quelque 50 km de la wilaya et qui se trouve dans une position qui est considérée comme urbaine et que Béjaïa la capitale de la wilaya n’est pas à 100% urbaine.
Abordant le chapitre des programmes PPDRI mis en en chantier, il indique sur les 44 dossiers réceptionnés en 2009, 37 sont mis en œuvre et les bénéficiaires d’unités d’élevages, ainsi que les futurs agriculteurs ont été envoyés en formation chacun dans le domaine qui l’intéresse.
Au cours de l’émission, le conservateur des forêts a tenu à déplorer le manque d’entrain de certains de ses collègues de l’exécutif dans la réalisation des programmes PPDRI.
Ces derniers, préfèrent des projets dans le cadre du sectoriel plutôt que dans celui des PPDRI, de crainte que leurs efforts ne soient ombragés par ceux des autres secteurs.
Quant au nerf de la guerre relatif aux ambitieux programmes PPDRI, l’intervenant souligne le fait qu’il manque à la wilaya de Béjaïa, 9 millions pour mener à bien l’ ensemble des programmes PPDRI. L’intervenant explique que l’autorité actuelle, le ministère de l’Agriculture en l’occurrence a donné des instructions fermes pour engager les programmes même en l’absence de crédits car ceux-ci finiront par arriver souligne le conservateur des forêts. Des programmes ont été engagés et les promesses ne sont pas tenues.
B. Mouhoub
