Le Haut Commissariat à l’Amazighité a clôturé son programme d’activités de l’an 2010, par un séminaire sur l’enseignement de tamazight dans la région des Hauts Plateaux, à Bordj Bou Arréridj plus précisément les 27 et 28 du mois de décembre dernier.
L’activité en question a eu lieu dans cette contrée avec la contribution du wali de Bordj, qui a mis à la disposition des séminaristes tous les moyens nécessaires. Durant son allocution d’ouverture au complexe culturel Aïcha Haddad, le premier magistrat de la wilaya de Bordj a affiché son entière disponibilité à œuvrer pour la promotion de ce segment de l’identité algérienne et compte justement lancer deux classes d’enseignement de tamazight dans cette région, comme première opération en attendant d’autres. De son côté M. Merahi, secrétaire général du HCA regrette le recul de l’enseignement de tamazight dans les wilayas qui l’ont accueilli en 1995. Ainsi, faut-il le rappeler, qu’en 1995, l’enseignement du berbère a touché seize (16) wilayas. Mais chemin faisant, son champ d’action commence à se réduire pour se retrouver qu’à neuf départements. Certes, Tamazight est renforcée en quantité et qualité dans les trois wilayas berbérophones, à savoir Tizi Ouzou, Béjaia et Bouira, mais dans les six autres régions, son enseignement nécessite encore beaucoup d’attention et de volonté des pouvoirs publics en vue de son amélioration. Alors que dans les sept autres, le berbère ne figure même pas dans l’emploi du temps officiel des apprenants. Cette rencontre donc, a vu la participation d’une cinquantaine de séminaristes encadrés par des enseignants universitaires. Le projet qui porte sur le rapport de l’enseignement de la langue et de la littérature a été initié par Nadia Berdous, doctorante en littérature amazighe, enseignante à l’université de Bouira. Les travaux qui ont eu lieu au CFPA de cette localité ont été axés sur les interventions des encadreurs et qui portent sur la fonction esthétique et stylistique de langue, communication présentée par Mohamed Mekhnache, doctorant en littérature française et enseignant à l’université de Biskra. Puis, dans le même ordre d’idées, c’est la fonction esthétique dans l’enseignement du texte littéraire en tamazight : formes traditionnelles de la littérature et néo-littérature qui est traitée. Ce thème a été abordé par les formatrices Berdous, Foughali et Kemkem. Des textes ont été distribués aux enseignants pour engager ensuite les travaux de groupes à l’effet de faire le lien entre les données théoriques et l’exploitation des supports comme mode pratique. Le deuxième jour de la formation a été l’occasion aux séminaristes de débattre le volet de la fonction socioculturelle de la littérature. Sujet abordé par deux universitaires de Batna pour ensuite le relier à la réalité sociale dans l’enseignement de tamazight.
Cette activité réalisée en sous-groupes a permis aux enseignantes d’aller au vif du sujet dans l’exploitation des supports en leur possession. De même, une table ronde sur l’impact de l’écriture sur l’évolution des mentalités a été une aubaine d’échanges et de complémentarité à tous les présents à cette rencontre. Parallèlement à ce séminaire, le HCA a invité les enseignants universitaires ayant pris part au colloque international de Boumerdès qui a eu lieu les 21, 22 et 23 septembre dernier. Meksem, Amaoui, Tidjet, Haddad et autres, ont été chargés de la rédaction des résolutions du colloque de Boumerdès qui serviront par la suite, de référence voire un manuel pour les enseignants de tamazight.
Amazigh. A
