Certains projets en souffrance vont être délocalisés

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Le wali de la wilaya de Béjaïa a averti, les P/APC que certains projets en souffrance pourraient être délocalisés vers d’autres communes qui offrent une meilleure capacité de réception. « Il n’est pas question de laisser l’argent dormir, les projets qui ne peuvent pas être réalisés seront transférés vers d’autres communes », a déclaré en substance, Ahmed Hamou Touhami lors d’un discours prononcé hier, devant un parterre d’élus locaux et de représentants de la société civile réunis à la Maison de la culture Taos Amrouche. Plusieurs projets de logements et autres équipements publics inscrits depuis des années n’ont pu être réalisés en raison de plusieurs contraintes dont principalement celle du foncier souvent litigieux. A titre d’exemple, l’APC de Béjaïa ne parvient à consommer qu’environ 35 % de ses budgets.

M.B.

Le wali veut nettoyer les écuries d’Augias de l’Administration

Le wali de la wilaya de Béjaïaa, à travers un long discours prononcé hier, à la Maison de la culture Taos Amrouche, devant un panel d’élus et de représentants de la société civile, a dressé un sombre tableau de l’action de l’Administration locale. « Certains fonctionnaires ne jouent pas le jeu de l’Administration mais bien celui de certaines parties », assène Ahmed Hamou Touhami dans un réquisitoire qui sous-entend de vastes pratiques de concussion et de prévarication ainsi que des délits d’initiés. Le wali affirme ne pas concevoir que certains chefs de services et de bureaux soient en poste pendant de très longues années,alors que les directeurs exécutifs sont « mutés » à chaque cycle de quatre ou cinq ans.

Voulant apparemment commencer à balayer devant sa propre porte, le wali a cité explicitement en exemple, des chefs de services inamovibles à la DAL (Direction de l’Administration locale) et à la DRAG (Direction de la réglementation et de l’administration générale).

Il faut s’attendre après ces déclarations à un vaste chambardement au sein de l’Administration et à la fin de certaines « rentes de situation », une opération qui s’apparente à un véritable nettoyage des écuries d’Augias.

M.B.

Les opérateurs privés exclus du programme LSP

Le wali de la wilaya de Béjaïa a indiqué hier, à travers une rencontre avec les élus et des membres de la société civile de la wilaya,que le nouveau quota de logements participatifs aides (LPA ), dit anciennement LSP, sera entièrement réalisé par des promoteurs publics comme l’OPGI, l’Agence foncière et l’ENPI (ex-EPLF). C’est la condition du ministère de l’Habitat qui inscrit 2000 unités au profit de la wilaya de Béjaïa au titre de l’année 2011. Les promoteurs privés en sont totalement exclus jusqu’à éventuellement la promulgation du texte de loi encadrant la profession de promoteur immobilier, récemment approuvé par l’Assemblée populaire nationale. Sur ce même chapitre, le wali Ahmed Hamou Touhami reconnaît que la wilaya de Béjaïa est marginalisée dans les programmes nationaux d’habitat. « Le quotient d’affectation de la wilaya de Béjaïa est inférieur au quotient national en matière de logement », déclare-t-il. Le retard en matière de logement est dés lors incommensurable. Prés de 25000 demandes de logements sociaux sont enregistrées au niveau de la seule ville de Béjaïa où la dernière affectation a eu lieu en 2001, soit depuis dix ans.

M.B.

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