La gadoue envahit le chef-lieu

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Le constat est malheureusement catastrophique. La gadoue a envahi la ville de Maâtkas. Les transporteurs sont dans l’obligation de chercher un lieu sec pour permettre aux voyageurs de descendre. Chose que les habitants et les visiteurs ont eu à vérifier d’eux-mêmes. Bien avant Bouhamdoun, pour celui qui vient de Souk El Tenine, une désagréable surprise vous saisit : la gadoue et les fuites interminables du réseau de distribution de l’eau potable. Les pelleteuses de l’entreprise en charge de réaliser l’interminable projet du gaz naturel (un projet qui a débuté à la fin du printemps dernier) ont carrément arraché le bitume tout le long de l’axe principal et des différentes petites ruelles. Les dommages causés au réseau AEP sont nombreux. Du coup, les fuites d’eau potable sont un facteur aggravant. Les dernières intempéries ont significativement compliqué la situation. Ce qui a donné un visage marécageux aux ruelles. Il est bien difficile de trouver où mettre ses pieds. Un habitant du chef-lieu regrettera : «Notre chef-lieu n’a jamais été reluisant mais, avec ces travaux qui n’en finissent pas et les interminables fuites du réseau AEP, il est devenu repoussant, au point de contraindre les citoyens à ne pas mettre le nez dehors. Il faut maintenant chausser des bottes, pour pouvoir se promener et faire attention au passage des voitures, qui peuvent à tout moment vous arroser de boue. Les services de l’hydraulique sont appelés à réparer ces nombreuses fuites d’eau et l’entreprise réalisatrice du projet de raccordement au gaz naturel doit éviter de tout détruire sur son passage et accélérer les travaux pour mettre un terme à ce chao qui n’en finit pas». Les autorités locales trouvent qu’il n’y a rien pour rien. Autrement, ces dommages sont justifiés. Sous d’autres cieux, ce genre de tracas ne s’éternise pas comme c’est le cas chez nous. Les travaux se font vite et les entreprises interviennent en même temps. Du coup, les habitants ne se rendent même pas compte que des travaux s’effectuent. C’est ce qu’on appelle des travaux éclairs et sans trop de désagréments. Cette discipline et cette efficacité ne sont pas encore à l’ordre du jour chez nous. Les justifications brandies ne tiennent pas la route. A moins que l’on veuille hiberner dans le sous-développement

Hocine T.

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